LA CRISE ECONOMIQUE, CRISE DE CIVILISATION?

 

 

Notre pays est en crise
profonde. Le chômage en hausse constante précarise notre société et crée la
peur et souvent un profond désespoir…des milliers de foyers sont fragilisés
et vivent dans  la hantise du lendemain.
Perdre son emploi est plus que perdre un revenu, c’est se trouver devant un
néant vertigineux d’ où surgissent nombre de  questions inquiétantes. La vie peut, dès lors,
devenir un enfer…Nos économistes constatent que nombre de pays sont fortement
endettés. Les principales victimes sont les travailleurs qui se retrouvent au
chômage, avec l’inquiétude du lendemain. .L’économie du profit immédiat, de la
spéculation montre son vrai visage: celui de l’inhumanité et de la destruction
sociale: nos sociétés sont devenues des groupes d’affrontement, où le plus fort
l’emporte, c’est la loi de la jungle.

IL serait temps que chaque
individu de notre société prenne conscience de l’enjeu. Si nous restons
passifs, notre société deviendra de plus en plus asociale et inhumaine: peu à
peu les « acquis sociaux » obtenus après d’âpres luttes au fil de
années risquent de disparaître, au profit de spéculations financières qui sont
le contraire de l’humanisme  et de la
fraternité humaine. L’économie doit être au service des hommes, pour leur
permettre de vivre dignement. Si cet enjeu important est négligé,la société se
fractionne et s’épuise dans l’affrontement sous diverses formes: une guerre
permanente où la société devient un lieu de mort au lieu d’être celui de la
vie. La vie sociétale se construit ou se détruit au fil des jours, selon le
style de vie…Chaque individu participe à cette dynamique. Une analyse de la
situation de notre pays montre que notre société n’a pas su tirer une leçon des
erreurs du passé: malgré crises et échecs, nous continuons à participer à une
société qui préfère l’argent, la consommation à outrance, en oubliant que la
vocation humaine porte d’autres exigences, celle d’un humanité solidaire,
pacifique et vraiment fraternelle. Si cette exigence est mise en pratique,
notre société devra s’organise autrement, aura d’autres priorités…Chacun de nous,
à ce niveau, devient responsable du devenir de notre société. Ce n’est pas une
fonction réservée aux  » spécialistes » proclamés ou institutionnalisés.
La crise actuelle est un signal fort: il faut changer nos comportements, notre
manière d’analyser les évènements pour pouvoir les comprendre…Sinon nous
risquons de perdre peu à peu ce qui donne du prix à notre vie : notre humanité,
notre conscience humaine, notre vocation, notre liberté. A quoi bon proclamer à
longueur d’année les idéaux républicains, si nous les renions         tout le temps! La seule dynamique de
l’argent et du profit n’est pas un garant de préservation d’une humanitéLA CRISE ECONOMIQUE, CRISE DE CIVILISATION? 1610814928_99ddf9f11f-300x201
solidaire et fraternelle. l’actualité nous démontre tout le contraire.. A nous
de l’observer , de réfléchir et de réagir, si nous voulons préserver notre
humanité et la solidarité humaine. Les égoïsmes détruisent la société humaine,
la solidarité assumée permet de construire une société nouvelle basée sur la
paix et l’amour. Nous sommes sans cesse interpellés par l’actualité:
saurons-nous répondre d’une manière humaine, digne, juste et efficace ?

Publié dans : Non classé | le 29 novembre, 2012 |Pas de Commentaires »

LA CRISE POUR CHANGER NOTRE VISION DU MONDE ET TROUVER NOTRE VOCATION?

 

 

Notre pays est en crise
profonde. Le chômage en hausse constante précarise notre société et crée la
peur et souvent un profond désespoir…des milliers de foyers sont fragilisés
et vivent dans  la hantise du lendemain.
Perdre son emploi est plus que perdre un revenu, c’est se trouver devant un
néant vertigineux d’ où surgissent nombre de  questions inquiétantes. La vie peut, dès lors,
devenir un enfer…Nos économistes constatent que nombre de pays sont fortement
endettés. Les principales victimes sont les travailleurs qui se retrouvent au
chômage, avec l’inquiétude du lendemain. .L’économie du profit immédiat, de la
spéculation montre son vrai visage: celui de l’inhumanité et de la destruction
sociale: nos sociétés sont devenues des groupes d’affrontement, où le plus fort
l’emporte, c’est la loi de la jungle.

IL serait temps que chaque
individu de notre société prenne conscience de l’enjeu. Si nous restons
passifs, notre société deviendra de plus en plus asociale et inhumaine: peu à
peu les « acquis sociaux » obtenus après d’âpres luttes au fil de
années risquent de disparaître, au profit de spéculations financières qui sont
le contraire de l’humanisme  et de la
fraternité humaine. L’économie doit être au service des hommes, pour leur
permettre de vivre dignement. Si cet enjeu important est négligé,la société se
fractionne et s’épuise dans l’affrontement sous diverses formes: une guerre
permanente où la société devient un lieu de mort au lieu d’être celui de la
vie. La vie sociétale se construit ou se détruit au fil des jours, selon le
style de vie…Chaque individu participe à cette dynamique. Une analyse de la
situation de notre pays montre que notre société n’a pas su tirer une leçon des
erreurs du passé: malgré crises et échecs, nous continuons à participer à une
société qui préfère l’argent, la consommation à outrance, en oubliant que la
vocation humaine porte d’autres exigences, celle d’un humanité solidaire,
pacifique et vraiment fraternelle. Si cette exigence est mise en pratique,
notre société devra s’organise autrement, aura d’autres priorités…Chacun de nous,
à ce niveau, devient responsable du devenir de notre société. Ce n’est pas une
fonction réservée aux  » spécialistes » proclamés ou institutionnalisés.
La crise actuelle est un signal fort: il faut changer nos comportements, notre
manière d’analyser les évènements pour pouvoir les comprendre…Sinon nous
risquons de perdre peu à peu ce qui donne du prix à notre vie : notre humanité,
notre conscience humaine, notre vocation, notre liberté. A quoi bon proclamer à
longueur d’année les idéaux républicains, si nous les renions         tout le temps! La seule dynamique de
l’argent et du profit n’est pas un garant de préservation d’une humanité
solidaire et fraternelle. l’actualité nous démontre tout le contraire.. A nous
de l’observer , de réfléchir et de réagir, si nous voulons préserver notre
humanité et la solidarité humaine. Les égoïsmes détruisent la société humaine,
la solidarité assumée permet de construire une société nouvelle basée sur la
paix et l’amour. Nous sommes sans cesse interpellés par l’actualité:
saurons-nous répondre d’une manière humaine, digne, juste et efficace ?

Publié dans : Non classé | le 29 novembre, 2012 |Pas de Commentaires »

L’HUMOUR BLESSANT ET L’HUMOUR INTELLIGENT…

L'HUMOUR BLESSANT ET L'HUMOUR INTELLIGENT... sans-titre

           Le journal satirique français qui a
diffusé des caricatures de Mahomet, à défaut de rentrer dans les annales du
journalisme comme modèle exemplaire à suivre, a réussi sur deux plans dans sa
démarche : créer l’évènement et gagner beaucoup d’argent! Bon coup médiatique
et économique… En France, la liberté d’opinion est « sacrée », dans
un pays républicain qui se dit  laïc!.. Le
journalisme satirique de notre pays a une longue histoire.  Mais la satire,  l’humour d’un Rabelais ou d’un Voltaire était
bien différent et bien plus fin, plus génial que celui que certains auteurs
nous présentent  aujourd’hui, qui est
parfois  vulgaire et souvent agressif…
A l’époque glorieuse de la radio, dans les années après la deuxième guerre
mondiale, les « chansonniers français »  savaient distiller avec beaucoup de finesse et
humour les défauts de notre société, en alliant la dérision à la culture.  Nous savons tous que l’humour est un art très
particulier, qui revêt  des aspects très
différents selon les époques et les pays. On peut aussi se rendre compte que
les pays où l’humour est proscrit, sont ceux où règnent des dictatures
politiques ou religieuses. L’humour, dont la caricature est une des expressions
particulière, est révélateur de la psychologie d’un pays, de ses habitants…
Les humoristes anglais, américains, allemands, hollandais, français ont
toujours eu  leur trait, leur style, leur
vision spécifique.  L’humour peut être
« bon enfant », mais il peut aussi être ravageur et destructeur.

          L’humour peut être une arme efficace
contre les régimes dictatoriaux et les fanatismes dans tous les domaines. Les
tyrannies craignent toujours toutes les expressions humoristiques, car elles
sont révélatrices de la fragilité, de l’horreur et de l’absurdité des régimes
inhumains. L’humour peut être parfois une arme aussi dangereuse que celle qui
menace physiquement des humains: il peut mettre à nu les travers et les
contradictions d’un régime politique en dérive. La réalité perverse illustrée à
travers un dessin humoristique parfois accompagné d’une légende révélatrice,
peut s’avérer très menaçante pour les personnes visées: « le roi est
nu », il perd toute autorité et devient ridicule. L’humour est déstabilisant
: un peuple qui rit ne cède plus à la peur et devient une menace sourde et
grandissante pour un régime dictatorial. Il est donc logique que tous les
régimes politiques vraiment démocratiques, attachent une importance
essentielle, dans leur constitution, à la liberté d’opinion, dont font
évidemment aussi partie toutes les formes d’expression satirique.

      Nous avons en France la liberté d’opinion
et d’expression. Elle est l’aboutissement d’une histoire riche en affrontements
de toutes sortes. L’ère des lumières initiée par des philosophes, des
écrivains, a ouvert une large voie à toutes les formes d’expression critique
dont les dessins humoristiques sont une merveilleuse illustration. Les pays
ennemis ont souvent critiqué et malmené leurs adversaires avec les armes de l’humour.
Il suffit de parcourir les dessins satiriques anglais ridiculisant Napoléon,
les caricatures françaises ridiculisant l’empereur Guillaume ou Bismarck ou
encore les dessins allemands illustrant les dérives de Napoléon III…Au cours
de la deuxième guerre mondiale, les belligérants ont largement utilisé les
illustrations satiriques pour ridiculiser leurs ennemis. L’humour est donc une
arme efficace, s’il est bien exercé.

     L’humour est révélateur du degré
d’évolution d’une société. Comme évoqué plus haut, un pays où la critique
satirique, humoristique est interdite, vit sous un régime primitif ou dictatorial.
Ce sont des pays où l’on persécute les opposants, où on les emprisonne, les
torture, où on les tue. Un régime qui proscrit toute forme d’humour, transforme
peu à peu le pays en prison. En partant de cette réalité insoutenable, il
devient évident que dans un pays vraiment démocratique, la liberté d’expression
doit rester un droit fondamental. On peut donc comprendre que les Français
tiennent à ce droit essentiel et 
refusent de se laisser intimider par toute forme de menace. Doit-on pour
autant pratiquer un humour corrosif sans restriction, quels que soient les
sujets traités? Nous savons que le journal satirique français par excellence,
qui a déjà une très longue histoire, le « Canard enchaîné »,  a souvent été interdit, confisqué, attaqué en
justice…mais il existe encore! Mais ce journal se distingue par son style
tout particulier, »typiquement français », alliant une certaine
élégance d’écriture à un sens exercé de la dérision. Tout en restant corrosif
et habile, il s’est toujours cantonné dans des limites raisonnables et
acceptables. Un journal comme Charly Hebdo a adopté un style beaucoup plus
brutal, préférant la provocation à la démonstration.

       Nous savons que le monde musulman est
aujourd’hui très diversifié, dans ses politiques et ses visions du monde. Une
majorité de musulmans sont très attachés à leur religion et considèrent les
caricatures de Mohammed, leur grand prophète, comme une grave injure,  un sacrilège,  une provocation. Est-il, dès lors, vraiment
utile de « verser de l’huile sur le feu » en ridiculisant cette
personnalité considérée comme sacrée? Nous savons que les civilisations
évoluent à leurs propres rythmes et qu’il est absurde et irresponsable d’exiger
que tous les peuples aient, simultanément, les mêmes ouvertures d’esprit, les
mêmes opinions…Chacun a le droit d’avoir ses propres idées, convictions, croyances.
Nous savons tous, à travers notre propre expérience, que nous ne pourrons
jamais forcer quelqu’un à adopter nos opinions, même si elles nous paraissent
justes et fondées. On peut dès lors se poser la question de l’utilité d’une
publication comme celle de Charly Hebdo. Ceux et celles qui achètent ce
journal, le font parce qu’ils adhèrent, pour une partie, aux idées exposées. Ils
les partageraient aussi sans l’existence du journal…Le fait d’acheter le
journal peut donc être interprété  comme
une approbation tacite de son contenu. Une sorte de référendum journalistique
contre ceux qui vénèrent le prophète… Il ne faut dès lors pas s’étonner, si
les plus radicales des mouvances islamistes, y trouvent un sujet de révolte et
d’appel à la vengeance! Certes, la liberté d’opinion doit rester le droit et le
privilège de chaque individu. Ce droit essentiel est une garantie fondamentale
en France. Mais est-il  nécessaire, pour
autant, de provoquer  ceux et celles qui
ont une autre opinion que nous, dans un domaine qu’ils considèrent comme sacré  ?

         La
liberté de chacun s’arrête là où commence celle des autres. Chacun, chacune a
son propre parcours qui doit être respecté. Nous sommes fiers de vivre dans un
pays où les droits de l’être humain sont respectés. Cela confère le droit à la
différence, du moment que les droits inaliénables de chaque individu sont
strictement respectés. Beaucoup de musulmans de notre pays sont mal à l’aise:
ils se considèrent comme des citoyens français, avec les mêmes droits et les
mêmes devoirs, mais ils ne peuvent comprendre une forme de liberté qui devient
un prétexte, pour blesser leurs sentiments religieux. Chaque religion a ses
croyances qui doivent être respectées, même si elles ne sont pas partagées. Que
de fois la religion chrétienne, ses croyants, n’ont-ils déjà été ridiculisés? Mais
dans un pays « laïc », cela doit être accepté….On s’est peu à peu
habitué dans notre pays, à ces formes de désacralisation . Bien des chrétiens
ont aussi compris que leur religion intime était inaliénable et fondée sur la
foi au Christ rédempteur et non sur les exigences dictées par le pouvoir du Vatican…

            Nous vivons dans un pays merveilleux, qui a
une longue histoire et qui est fier d’arborer ses idéaux républicains. Mais
l’idéal attaché à la notion de liberté a des exigences qui dépassent celles
d’avoir la possibilité de pouvoir faire n’importe quoi. La liberté n’a de sens
que si elle sait se tracer les limites raisonnables, qui sont celles du bon comportement,
dans une société faite de cultures différentes. J’ai le droit absolu de vivre
selon mes croyances, ma foi, mes convictions, du moment où je n’empiète, ni ne
blesse celles des autres. Dans l’optique de la foi chrétienne on dit « aime
ton prochain comme toi-même » ou encore « ne fais pas à autrui ce que
tu n’aimerais pas que l’on te fasse ». Dans une approche laïque, on
qualifierait cette attitude, par l’expression « avoir du tact » ou
encore « avoir du « savoir-vivre ». Risquer de blesser, de heurter
l’autre, pour le simple fait d’avoir une opinion différente que je juge comme
la seule valable, est maladroit et injuste à la fois. Que de fois, dans notre
propre vie n’avons-nous dû, au fil des années, corriger nos opinions, nos
convictions? Notre vigilance constante est cependant de mise, dès qu’il s’agit
de préserver l’intégrité de la dignité humaine, de sauvegarder les droits
attachés à chaque individu dans une société humaine évoluée. Défendre à tout
moment la dignité humaine est un combat justifié et nécessaire. La provocation
seule, surtout si elle est  brutale, ne
portera jamais de bons fruits. Agir de manière démonstrative et blessante n’est
pas un véritable combat démocratique, même s’il est mené sous une bannière
laïque.

       La critique humoristique a ses propres
lois et ses propres règles. Si elle veut avoir véritablement du sens, elle doit
 éviter une facilité qui a pour seul but
d’être outrageante et blessante. L’agressivité n’a encore jamais été un moyen
d’entente et d’apaisement. Etre attentif à tout ce qui entrave la liberté de
conscience est un combat digne d’une civilisation évoluée. Tout le reste n’est
qu’une démonstration d’un jugement hâtif, primitif, irresponsable. Cette
tendance est toujours présente dans notre société, que ce soit dans la presse,
la télévision, la radio. C’est la triste signature d’une minorité qui
privilégie l’humour grinçant, voire blessant, à celui bien plus valable qui
choisit la critique fine et originale. Le niveau culturel d’un pays se vérifie
à la qualité de son humour: ce dernier n’est-il point un reflet du degré
d’évolution d’une société?

       La
critique humoristique est un art particulier, très subtil. Si elle se limite à
des allusions blessantes, grossières et primitives, des injures agressives,
elle devient contre-productive. Notre constitution nous réserve le droit
d’avoir nos propres opinions, nos propres croyances, notre propre culture. Les
deux grandes guerres mondiales, l’histoire des colonies que nous avions mises
sous bannière française, imposent à la France une vision particulière de ces
cultures qui se sont mélangées, au fil des années, à la culture française
d’origine. La paix sociale ne peut être garantie que si notre pays sait
intégrer harmonieusement dans son tissu social, les populations immigrées, en
leur garantissant les mêmes droits mais en exigeant les mêmes devoirs que pour
les Français d’origine. Cet objectif ne peut être atteint que par une volonté
commune de respect des règles démocratiques et des exigences attachées à la citoyenneté
française.

         Le rire est une qualité humaine
précieuse: il peut réajuster certains comportements et révéler les disharmonies
d’une société. Mais le rire, pour garder son utilité, doit se plier à une
discipline personnelle indispensable: ne pas blesser l’autre, respecter sa
dignité, ses croyances. Nous savons que les intégrismes haïssent toute forme
d’humour, car ce dernier est révélateur des disfonctionnement et de
l’arbitraire inhérent à ces régimes. Il faudra toujours se méfier des gens qui
ne savent pas rire ou ne plus rire: ils deviennent peu à peu inhumains et
dangereux pour la société. Notre société doit continuer à cultiver son humour
digne d’un pays, qui a une longue et riche histoire. Refuser la facilité
outrageante pour cultiver un humour sain et jubilatoire, constructif. Retrouver
la finesse de l’esprit français dont nous trouvons de nombreuses traces dans
nos écrits , nos enregistrements d’artistes renommés, notre cinéma dont
l’humour a présenté des variantes passionnantes! La France a souvent prouvé que
son humour sait être inventif, drôle, varié: il suffit de bien choisir les
sujets et trouver un style digne du génie, de » l’esprit français »!..
Réécoutons les prestations de nos célèbres humoristes et chansonniers: nous y
trouverons des enseignements utiles pour proposer un humour digne de ce nom!      

Publié dans : Non classé | le 4 octobre, 2012 |Pas de Commentaires »

LES SECRETS DE L’AMOUR…

                       

 

Il est toujours curieux de
consulter les revues hebdomadaires, pendant la période estivale. Le nombre de
pages est si réduit  que l’on a l’impression
que la revue a fondu comme neige au soleil: comme pendant l’été les annonces publicitaires
sont presque absentes, le nombre de pages diminue en rapport et l’hebdomadaire
est ultra mince. Les articles traitant de l’actualité sont assez succincts à
telle enseigne qu’il vous semble que les évènements mondiaux ont, eux aussi,
adopté un rythme de vacances !  Les
journalistes, obligés d’étoffer quelque peu leur journal, s’efforcent de
trouver des « sujets bateaux » qui reviennent régulièrement à cette
époque de l’année: l’argent, les affaires louches, le pouvoir, les religions,
la violence, le sexe, les pouvoirs occultes…En général ces sujets sont
traités assez superficiellement, les journalistes se contentant de piocher dans
quelques ouvrages plus ou moins récents. 
sachant qu’il ne faut ni ennuyer, ni contrarier, mais
« distraire », puisque c’est le temps des vacances…!

        Dans cette démarche ,un des
hebdomadaires a choisi comme titre: « Peut-on s’aimer toute la vie? ».
Un sujet qui, en un temps où nombre de couples sont séparés, divorcés, où
nombre de femmes sont seules à élever un ou plusieurs enfants, n’est pas
particulièrement porteur. Les journalistes ont donc ajouté au gros titre, trois
sous-titres qui devraient être plus fédérateurs: les duos célèbres, les
nouvelles clefs du couple, le filon du coaching. Ces sous-titres sont censés
étoffer le sujet!…Pour illustrer la rubrique « duos célèbres, on évoque  le nom de couples connus tels Alexandra Lamy
et Jean Dujardin, Hollande et Royal, Depp et Paradis, le couple Bayrou, Obama,
le couple Ayrault, Jean Piat et Françoise Dolto, Charlotte Gainsbourg et Yvan
Attal, le couple Clinton…Ce panel de couples divers, illustre la diversité
des situations: couples divorcés, reconstitués et quelques couples solides
(Bayrou, Obama, Ayrault, Juppé). Chaque lecteur pourra donc y retrouver une
trace de sa propre situation matrimoniale. Un constat qui en fait, n’incite pas
à une réflexion plus profonde, puisque la lecture est censée distraire…Cerise
sur le gâteau: un petit texte expliquant que contrairement à ce que l’on croit généralement,
ce sont les hommes qui ont l’esprit romantique et les femmes qui sont souvent
prédatrices ( pour 52% des hommes le sexe est forcément lié au
sentiment…alors que 56% des dames pensent le contraire! Un sexologue ajoute
que l’homme peut avoir un désir permanent, alors que le désir féminin est très
conditionné par le sentiment amoureux! Et de conclure que décidément il est
difficile de trouver une thérapie valable pour l’harmonie du couple,  étant donné que les fantasmes masculins et
féminins divergent considérablement. L’évocation se prolonge par une évocation
hétéroclite des préférences érotiques et sexuelles des partenaires…

      Suit alors une étude intitulée
« l’amour en six solutions durables ». Deux couples sont présentés, qui
dans une réponse brève, présentent leur vision sur l’amour: l’un proclame
« nous sommes restés indépendants », l’autre « nous nous sommes
construits ensemble »…Des affirmations opposées puisque l’une revendique
un « amour fondé sur l’indépendance des conjoints, l’autre sur leur
solidarité. On aura compris que les notions concernant l’amour varient parce
que la signification de cette valeur reflète la vision psychologique, éthique,
morale des personnes concernées. C’est un peu l’auberge espagnole où l’on
consomme ce que l’on a apporté soi-même… Les « solutions durables »
proposées reflètent assez bien ces divergences parfois étonnantes.

      La première solution « remède »,
c’est la « distance ». Selon cette étude, 8% des 18-79 ans, soit un peu
plus de 3,8 millions de Français, vivent une relation stable « non
cohabitante ». Ce choix de vie se « démocratise », est de plus en
plus reconnu et valorisé, car il permet de conjuguer « affirmation de soi
et sentiment amoureux. Ne pourrait-on pas être plus réaliste et dire qu’il
s’agit de la cohabitation de deux égoïsme qui se trouvent légitimes? Il semble
que l’idée de partager « joies et peines » au sein d’un couple, est
considérablement estompée! Or cette notion n’est-elle pas évoquée lors des
mariages tant civils que religieux?

    La seconde idée évoquée est celle de la
« fusion »: belle image qui nous évoque le « bel amour » ou
encore un romantisme merveilleux…Chassez cette « rêverie », car elle
est nocive: un « ‘spécialiste » affirme que « l’amour fusion peut être
envoûtant, mais en réalité, c’est un doux poison…On s’y adonne avec volupté,
puis cet amour vous étouffe…et pour les cas extrêmes, ça finit toujours mal
car le couple est dans l’auto -dévoration (!)…Les lignes qui suivent, sont de
la même veine, pour affirmer que les couples fusionnels sont dangereux, autant
pour eux mêmes que pour la société…Cela est d’autant plus drôle que tout près
de ces lignes, se trouve une grande photo d’un couple (77 et 78 ans) qui semble
très heureux et qui proclame qu’un divorce est, pour eux, inimaginable! Ils
sourient tous les deux et ne semblent nullement ni abêtis ni névrosés! Cela
contredit donc les affirmations et thérapies des sexologues, thérapeutes et
psychiatres qui font référence dans cette étude.

     Le troisième point important dans cette
évocation, c’est l’importance du « sexe ». Comment pourrait-on oublier
cette composante que l’on considère comme essentiel dans l’amour? Là tout
semble clair: il faut casser la routine et faire la révolution sous la couette!
On évoque un magazine  qui aurait
proclamé l’importance primordiale du désir et écrit que « la pipe était le
ciment du couple »…Chacun pourra se forger son jugement sur la hauteur de
vue d’un hebdomadaire populaire édité essentiellement par des femmes, pour les
femmes!  Une revue concurrente titrait un
de ses articles « l’infidélité est-elle à la mode »? Voilà encore une
façon curieuse  de s’interroger sur
l’amour…d’autant plus que, selon un sondage d’IFOP de mars 2012, 30% des
personnes ayant été en couple déclaraient avoir été infidèles! La même
« étude » conseillait aux couples de mettre au point des scénarios sexuels
ou de regarder des films érotiques pour faire « durer » le plaisir.
Mais comme cela exige la collaboration des partenaires qui n’est pas toujours
évidente, le magazine proclame, qu’à ce titre, la masturbation est
indispensable! Mais cela ne suffit pas: la routine tue le désir, donc il faut
s’efforcer d’ en sortir, en se « ménageant des escapades…Finalement, même
cet « effort » s’avère inutile car « les contraintes de la vie reprennent
toujours le dessus, il ne sert à rien de vouloir recréer la magie de la
passion! »Comment dès lors, ne pas croire que cultiver l’amour est une
corvée redoutable, pleine d’obstacles qui menacent sans cesse le bonheur d’un
couple? N’est-ce pas démotivant pour tous ceux et celles qui rêvent d’une union
d’amour?

      Puis vient un paragraphe qui encourage
les couples à essayer le « romantisme » pour donner du piment à leur
amour. « Faites le test des amoureux romantiques » et vous ne serez pas
déçu. « Jouez le scénario » qui a pour type fondamental, le style
« voyage à Venise »….Couchers de soleil, déclarations « yeux dans
les yeux », SMS surprises, sérénade musicale. Comme dans les films
sentimentaux: c’est complètement « kitch », mais cela peut être
miraculeux…au moins pour un moment…Mais l’article prévient aussitôt que ce
n’est pas une panacée « quand la crise est trop importante ». Il faut
alors « aller en profondeur » et consulter un spécialiste qui devra
découvrir ce qui ne va pas! Voilà pour le moins un aveu direct: les partenaires
sont incapables de se comprendre quand il s’agit d’aller au-delà des
apparences! Tout n’aura été que du cinéma, donc de l’illusion…Cela donne-t-il
vraiment envie d’aimer?

       Après ce constat guère encourageant sur
l’amour, l’étude aborde le coté religieux de la question: la foi. On sait que
durant des siècles, le mariage scellait, par une cérémonie religieuse, l’union
d’un couple qui était appelé à avoir une descendance, à vivre dans la fidélité,
le partage des responsabilités. Il est curieux que, malgré l’érosion de l’idée
du mariage religieux aujourd’hui, selon une étude Ipsos, 51% de Français
veulent encore célébrer leur union à l’église! La raison de cette attitude?
Parce qu’ils jugent que le mariage religieux représente un moment fondamental,
symbolique dans la vie…Ne serait-ce pas, inconsciemment, aussi un « voeu
pieux » pour rechercher une pérennité de leur union? 48% de Français
pensent qu’il s’agit d’une bonne tradition! 37% le feraient par conviction
religieuse. Il est curieux que, dans une société matérialiste et souvent athée,
il reste beaucoup de couples qui veulent, à travers une cérémonie religieuse,
affirmer le sérieux de leur décision…Il s’agit là, d’une affirmation de foi
assez particulière: le mariage religieux associe, au-delà de la cérémonie
festive, l’idée de l’aide spirituelle jugée importante pour la réussite et le
bonheur du couple. La foi peut, selon certains couples, consolider un mariage:
« la foi n’est pas une recette magique, mais quand on sait que Dieu
s’engage avec nous et qu’on pourra ressourcer notre amour de couple dans un
amour plus grand, cela aide… » pensent-ils…

     Le  dernier aspect de l’amour abordé dans cette
étude journalistique, concerne le sujet de « l’écoute ». Nous savons
tous que lorsqu’un couple ne se parle plus, c’est la voie ouverte vers le
divorce. Au lieu de s’écouter, de s’expliquer, on se referme sur le mutisme, le
silence: l’amour est mort… Mais pas de panique : pour remédier à cet état de
fait, notre société a inventé des lieux de rencontre où les couples en
difficulté peuvent venir discuter, en présence d’une tierce personne habilitée
à ce genre de réunion. Il existe des « journées du couple », des
« cafés couple ». Dans ces réunions, on s’efforce de dénouer les
situations,  pour essayer de retisser une
compréhension mutuelle, une vraie « entente ». Les causes de
« surdité conjugale » sont multiples: manque d’un véritable dialogue
amoureux, de paroles gentilles, de moments d’échange et de confidences, de
cadeaux, de services rendus, de gestes de tendresse. Il faut comprendre
véritablement son partenaire, pour savoir ce qui est important pour lui et cela
évitera bien des crises et des difficultés. Il suffit souvent de peu, pour
rendre l’autre heureux. Souvent on ne prend pas le temps pour discuter
sérieusement, patiemment, pour aborder ensemble les solutions possibles.
Envisager l’avenir en commun, essayer de résoudre les problèmes ensemble,
évoluer tous deux à tous les âges de la vie commune. Il est essentiel
d’accepter que chaque individu, homme ou femme, ait ses propres pensées, ses
envies personnelles, ses propres perspectives. Savoir en tenir compte est une
preuve évidente d’amour!

      Cette étude journalistique aborde aussi
le rôle des « coachs », les spécialistes censés conseiller, voire
accompagner les couples en péril. On trouve ces « experts en amour »,
tant dans les annonces des journaux que sur Internet…Inutile de souligner que
l’essentiel de ce potentiel de spécialistes est constitué par d’innombrables
« experts » qui promettent monts et merveilles en amour, contre espèces
sonnantes et trébuchantes. Les victimes crédules sont nombreuses et l’argent
est dépensé pour un résultat pas toujours à la hauteur…

     Pour conclure le sujet « peut-on
s’aimer toute une vie », l’hebdomadaire évoque « l’aspect scientifique »
du sujet abordé: le choix du conjoint est déterminant, d’autant plus qu’il faut
tenir compte d’une réalité indéniable: un conjoint est toujours influencé par
des facteurs biologiques. Son système immunitaire, sa pigmentation, sa
morphologie en est tributaire…Alors on évoque le monde animal, ses instincts,
ses habitudes naturelles proches, sous bien des aspect, de l’humain. Puis suit
une série d’arguments « classiques »: est-ce l’ADN, la physiologie qui
détermine le comportement humain ou serait-ce plutôt l’influence de la société,
de l’éducation, de la culture. Le facteur immunitaire serait déterminant,
variable selon les populations et jouerait un rôle dans le choix du partenaire…Pour
finir, le journaliste précise que tout cela n’a rien à voir avec une recherche
de prétendus gènes de choix du conjoint…Pourquoi dès lors en parler dans cet
article? Et de conclure: « la génétique nous éclaire sur notre passé et pas
sur l’avenir,et c’est tant mieux ». Curieux, non?

       On aura compris qu’un sujet aussi
important que l’amour, mériterait d’être traité et abordé sous d’autres angles
plus passionnants. Pourquoi les auteurs de ces divers articles ne se sont-ils
pas intéressés davantage aux « vieux couples » ? Ils auraient pu les
questionner davantage sur leur façon de vivre, de comprendre et de vivre l’amour
au quotidien. Leur demander comment ils abordent la vie commune, sans
s’ennuyer, sans s’affronter, sans se réfugier dans l’égoïsme! Nos journalistes
diront sans doute qu’ils ne sont pas représentatifs de la majorité des couples…
Or, si la majorité est certes représentative, elle ne désigne pas toujours le
meilleur d’une communauté. Qu’une majorité de couples aille souvent d’échecs en
échecs, est peut-être le résultat logique de divers disfonctionnements au sein
d’une union. Loin de prétendre donner des « leçons de réussite » pour
le couple, il serait peut-être judicieux de réfléchir sur ce qui peut vraiment
unir et finalement souder un couple. Si la sexualité peut jouer un rôle
important, elle ne saurait  être le seul
facteur déterminant. On sait bien que la sexualité seule n’est nullement
garante, à long terme, de la solidité d’un couple. Il faut encore bien d’autres
conditions, pour pouvoir affronter les épreuves du temps. Etre complices dans
les multiples aventures que la vie propose, savoir s’étonner et découvrir
ensemble les merveilles du monde, s’ouvrir ensemble aux nombreuses surprises
que peut nous proposer le quotidien, savoir rire et parfois pleurer ensemble au
cours des parcours de l’existence. Les couples qui durent sont ceux qui savent
épanouir leur personnalité, s’enrichir des beautés de la vie, être libres dans
une solidarité spontanée et naturelle.  Savoir
découvrir sans cesse dans l’autre de nouvelles richesses humaines, au fil de
l’existence commune. Constater que l’autre est  une sollicitation à donner le meilleur de
soi-même, pour grandir dans un bonheur sans cesse renouvelé, dans une tendresse
partagée. C’est quand les preuves d’amour spontanées, naturelles, quotidiennes
s’amenuisent  pour finir par mourir, que
le couple commence par se défaire. Un couple heureux est fidèle, non par  devoir, mais par une vocation évidente, basée
sur la confiance et l’amour véritable . Une merveilleuse manière de prouver à
l’autre qu’il existe et qu’il fait profondément partie de ma vie. Chaque couple
doit construire cet édifice merveilleux que constitue un amour partagé, une
union solide, sincère que chacun tient à préserver et à  enrichir, dans la durée. Vivre au quotidien
son amour à deux peut constituer la plus belle des ambitions, qui se construit
librement,  avec persévérance et une
volonté commune. Le bonheur conjugal ne se construit pas tout seul, c’est un
art que l’on doit pratiquer et perfectionner à deux. Respecter la personnalité
de l’autre dans les multiples occasions que nous offre la vie. Dans une vie de
couple, l’égoïsme est dangereux et peut devenir l’ennemi, le destructeur
de  l’amour. Le couple peut être un
espace  privilégié où, au fil des jours,
il invente, dans diverses situations de vie, des nouvelles formes d’expressions
de l’amour. Merveilleux exercices de « pratiques d’amour » qui vont
bien au delà de l’amour physique, pour inventer dans la réalité quotidienne,
sans cesse de nouvelles manières d’aimer, de transcrire ce qui habite en notre
coeur… Cet amour devra alors, pour respirer et ne point sombrer dans un
égoïsme partagé, s’élargir toujours davantage, en y incluant les autres. « Aimer
l’autre » aboutira  aussi à
« aimer tous les autres », car le « bel amour » d’un couple devra
aussi être une lumière, un espoir d’humanité partagée pour la société dans
laquelle nous vivons. Le message christique, loin d’être une fiction, prendra
toute sa valeur, s’il s’inscrit dans la réalité quotidienne.

Dans son livre « le
mystère de l’amour »*, Pietro Archiati aborde le sujet de l’amour d’une
manière bien différente en étudiant l’amour dans ses profondeurs et ses
extrêmes diversités. C’est un livre passionnant  pour tous ceux et celles qui veulent étudier
ce sujet sérieusement (ce livre peut être consulté et commandé chez l’éditeur
« Edifree » sur Internet).

 Pour finir, voici quelques courtes phrases
extraites de ce livre, pour donner au lecteur une idée du style et de la teneur
de ce livre exceptionnel:

*l’amour est plus qu’un sentimentLes couleurs de l'amour.

*l’amour est l’art de dire
mille fois « je t’aime », sans se répéter

*l’amour est la faculté que
possède tout être humain de s’intéresser, au cours de son évolution, à tous et
à tout

*aimer c’est accepter avec
joie le risque qu’implique la liberté de l’autre

*le secret de l’amour est lié
à la liberté. L’amour ne peut s’épanouir que là où règne la liberté

*l’amour est l’art d’utiliser
tous les moyens pour l’être humain, de ne jamais utiliser l’être humain comme
moyen

*l’être humain ne saurait
prendre congé, car il reste fidèle à lui-même, même lors d’un éloignement
physique

*aimer signifie toujours
vouloir la liberté de l’être aimé

*l’amour est infiniment
généreux, l’amour est abondance. La justice donne avec parcimonie, l’amour
donne sans mesure, car il veut être prodigue.

 Bonne lecture!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans : Non classé | le 3 septembre, 2012 |Pas de Commentaires »

LA SANTE NOUS CONCERNE INDIVIDUELLEMENT!

          

 

 

Depuis
l’époque où Molière avait écrit son « Malade imaginaire » en se moquant
du monde médical « officiel » et de ses pratiquants aussi zélés que
stupides, bien des choses ont changé…La science médicale a progressé, pour le
bien des malades bénéficiant des techniques nouvelles, d’une médication   très
diversifiée, des analyses complexes rendues possibles grâce à des appareils de
plus en plus perfectionnés. Aujourd’hui une large part du monde médical s’est
spécialisée à tel point, que l’être humain est devenu un champ d’investigations
multiples. Le monde de la médecine officielle est devenu un instrument de puissance
considérable. Or cette forme de puissance génère invariablement une forme
d’absolutisme, l’intolérance est souvent la règle et on emploie dès lors tous
les moyens pour discréditer « l’adversaire »…la médecine
complémentaire !

           Parmi les sujets abordés sur ce
blog, nous avons plusieurs fois évoqué l’oeuvre de Rudolf Steiner, son
enseignement qui a généré de nombreuses et fructueuses innovations dans de
multiples domaines dont celui de la médecine. Sollicité par des médecins, R.
Steiner a  tenu de nombreuses conférences
où il décrit l’être humain comme une individualité dotée non seulement d’un corps
physique, mais aussi d’une âme et d’un esprit. Chaque « moi » humain
possède, selon l’enseignement de R.Steiner, un corps physique, un corps
éthérique et un corps astral, ces « corps » ayant chacun leur fonction
propre, tout en étant interactifs. La médecine dite
« anthroposophique » qu’il avait instaurée élargissait considérablement
le champ d’investigation. Elle ne s’affirmait nullement concurrente de la
« médecine officielle », elle la complétait, en lui associant de
nombreuses thérapies.

 

       Cette médecine est pratiquée depuis 1920
et a prouvé son efficacité non seulement en Suisse (où Rudolf Steiner
travaillait en collaboration avec la doctoresse Ita Wegman, ouvrant le premier
hôpital à Dornach près de Bâle), en Allemagne, en Hollande, mais aussi ailleurs.

L’exercice
de la médecine anthroposophique est réservé aux médecins diplômés, reconnus et
agréés comme médecins par les administrations compétentes de leur pays. Les
connaissances médicales nécessaires à tout médecin sont requises, mais il s’y
ajoute une formation de la médecine anthroposophique. La fédération
internationale des associations médicales anthroposophiques a élaboré en 2003
des critères  de compétence en médecine
anthroposophique. Cette dernière est pratiquée en cabinet médical ainsi qu’en
milieu hospitalier par environ 2000 médecins dans le monde (en 2008).
Aujourd’hui plus de 30 000 médecins connaissent et prescrivent les médicaments
anthroposophiques! Il existe dans divers pays des hôpitaux publics ou privés
spécialisés dans cette médecine.  Si ces
pratiques médicales étaient inutiles ou dangereuses, les tenants de la médecine
officielle ne se priveraient pas de déclencher des campagnes incendiaires! Cela
n’étant, heureusement pas le cas, les adversaires de cette médecine préfèrent
appliquer d’autres méthodes: susciter des doutes, discréditer, critiquer, voire
ridiculiser les méthodes thérapeutiques et cliniques de « l’autre
médecine »…Au lieu de respecter, d’associer les « médecines
complémentaires et alternatives » on met tout en oeuvre pour les mettre
« à l’index » en reprenant une attitude que l’on croyait dépassée…

      Alors que l’Union Européenne s’intéresse
aux médecines complémentaires et alternatives (CAM selon la dénomination
adoptée) au point de leur consacrer un budget de recherche de 1,5 millions
d’euros), on est en train, en France, d’adopter une politique contraire à ce
qui est accepté et encouragé par le reste des pays européens: les CAM sont
montrées du doigt par la MIVILUDES (Mission de Vigilance et de Lutte contre les
Dérives Sectaires), un organisme attaché au Premier Ministre! Parmi les
médecines mises sous surveillance, sans aucune justification ni débat
contradictoire figure la médecine anthroposophique! Alors qu’en Allemagne il
existe des rencontres régulières entre les tenants de la médecine allopathique
et ceux de la CAM, pour favoriser une saine collaboration des thérapies
élargies, on installe en France la suspicion envers une médecine qui, depuis
près d’un siècle, a fait largement ses preuves. En Suisse, cinq médecines
complémentaires – dont la médecine anthroposophique -ont été inscrites dans la
Constitution, afin qu’elles puissent bénéficier de l’assurance maladie de base.
Aux Etats-Unis ces médecines ont droit de cité dans divers hôpitaux! Sans
oublier qu’en Europe, un million de signatures ont été remises au Commissaire
européen de la santé (DG SANCO) le 13 mai 2011 pour réclamer entre autres, la
finalisation de la législation concernant l’enregistrement des médicaments
utilisés en médecine anthroposophique! Cet acharnement contre tout ce qui
concerne de près ou de loin l’anthroposophie, n’est hélas pas
nouveau…N’oublions pas, les propos du député socialiste, Jacques Guyard, le
17 juin 1999 sur antenne 2 qui avait décrit l’anthroposophie comme une secte
prête à toutes les malversations pour acquérir de l’argent. Des responsables
d’organismes anthroposophiques lui firent un procès: Mr. Guyard fut condamné et
dut payer dommages et intérêts. Mais souvent les vieux démons se réveillent et
les attaques sournoises reprennent…Pourquoi? Parce que le monde médical est
multiple et que, abstraction faite des différences de point de vue, de gros
intérêts financiers sont en jeu. De plus, pour une large part, le monde médical
est associé à des firmes pharmaceutiques dont l’intérêt essentiel est de faire
d’énormes bénéfices, parfois au détriment de la morale et des malades…De
nombreux scandales ont démontré que l’industrie pharmaceutique, très puissante,
exerce un pouvoir énorme dans le monde de la médecine. Et,malheureusement,
l’actualité relate régulièrement les effets graves, parfois mortels, générés
par des médicaments utilisés en allopathie. L’affaire du médiator est un
exemple récent de pratiques douteuses, parfois même immorales: scandale énorme,
nombreuses  victimes…

       En France, comme dans d’autres pays, les
patients échaudés par des expériences malheureuses, font de plus en plus appel
aux médecines complémentaires.

      La médecine dite anthroposophique, a déjà
une longue expérience et ses bienfaits sont reconnus par un grand nombre de
patients dans le monde entier. Comment saurait-on accepter que cette médecine
soit mise aujourd’hui en doute par la MIVILUDES (Mission de Vigilance et de Lutte
contre les Dérives Sectaires) ? Jacques Guyard, condamné en 1999 pour avoir
affirmé que l’anthroposophie était une secte, aurait-il fait de nouveaux émules?
Les adhérents de la médecine anthroposophiques ne sont ni manipulés, ni
exploités: ils savent, par leur propre expérience, que cette médecine obtient
des résultats remarquables par des thérapies douces, diversifiées et une
médication sans effets secondaires. La suspicion renouvelée, sans preuves ou
arguments est donc inacceptable.

      C’est pourquoi l’APMA (Association de
Patients de la Médecine Anthroposophique) a décidé d’entreprendre une démarche
citoyenne de protestation contre des mesures qui essayent une fois de plus de
discréditer la médecine anthroposophique. Elle propose aux sympathisants de
cette  médecine, d’adresser une lettre
aux responsables de la santé publique, pour protester contre des agissements
déstabilisants qui essayent de discréditer les CAM et en particulier la
médecine initiée par Rudolf Steiner. On ne saurait laisser s’installer sans
cesse une nouvelle suspicion fondée sur des arguments inexistants ou
fallacieux.  Ci-dessous, la lettre-type
proposée par l’APMA, pour engager une démarche citoyenne:
M. le Premier Ministre

                                          Mme
la Ministre de la santé

                                       M. le Président
de la MIVILUDES,

 

Usager(s)
satisfait(s) de la médecine anthroposophique, nous avons été particulièrement
choqué(s) d’apprendre que cette médecine avait été mise sous surveillance par
la MIVILUDES dans sa publication « Guide – Santé et Dérives
sectaires ».

 

S’inscrivant
parmi les médecines complémentaires et alternatives, la médecine
anthroposophique est efficace, économique, sans effets secondaires nuisibles et
respectueuse de l’environnement. Elle est pratiquée par des médecins et
s’appuie sur les acquis de la médecine universitaire. Toutes ces raisons justifient
notre option dans un contexte marqué par les accidents dus aux médicaments de
synthèse. Notre démarche s’inscrit dans le cadre des libertés citoyennes (Loi
Kouchner, Charte des Droits fondamentaux de l’Union Européenne).

 

En tant
que citoyens responsables, nous avons besoin de savoir ce qui justifie une
telle suspicion qui jette le discrédit sur la globalité de ce courant
thérapeutique. Remarquant que cette inscription n’est accompagnée d’aucune
justification et n’a pas fait l’objet de débat contradictoire, nous nous
demandons avec inquiétude si nous restons bien dans le cadre de la démocratie
du droit.

 

Confiants
en votre juste appréciation du sens de ma (notre) démarche citoyenne, je vous
prie (nous vous prions) d’agréer, M. le Premier Ministre, Mme la Ministre de la
santé, M. le Président de la MIVILUDES, l’expression de ma (notre)
considération respectueuse.

                                                  Signature(s)

 

A adresser à: Monsieur le Premier Ministre, Hôtel de Matignon 57 rue de Varenne 75700 Paris

 

 

 

 

 

A tous
ceux  qui veulent discréditer la médecine
anthroposophique, il est peut-être utile de rappeler les propos de Rudolf
Steiner: « Il ne s’agit pas d’une
opposition à la médecine travaillant avec les méthodes scientifiques admises de
nos jours. Celle-là est pleinement reconnue par nous dans ses principes. Et
nous sommes d’avis que ce que nous offrons, ne doit être employé dans l’art
médical que par celui qui est incontestablement apte à être médecin au sens de
ces principes.


Toutefois, à ce que l’on peut connaître aujourd’hui de l’homme par les
méthodes scientifiques admises, nous ajoutons encore d’autres connaissances
acquises par d’autres méthodes et nous nous voyons de ce fait obligés, en
partant de cette connaissance élargie de l’Univers et de l’Homme, d’oeuvrer
également pour un élargissement de l’art médical
. »  Ces propos de Rudolf Steiner résument, en peu

de mots, la fonction essentielle de la médecine anthroposophique. Que penser,
dès lors, des médecins, spécialistes, scientifiques qui sont des adversaires de
la médecine proposée par R.Steiner? Sont-ils  prisonniers des privilèges de leur propre
caste? Pourquoi refuser une médecine élargie, sans l’avoir expérimentée sérieusement,
objectivement ? Les scandales nombreux connus et ceux qui ont été occultés au
sein de la médecine officielle, donnent-ils encore un droit inconditionnel sur
une priorité essentielle de l’être humain: le libre choix thérapeutique ? La
France qui est fière d’être le pays des droits de l’homme, peut-elle accepter
que ses citoyens soient mis sous tutelle pour ce qui concerne son bien le plus
précieux qui est sa santé? Il semble évident que le seul juge en matière de
santé, c’est chaque femme, chaque homme individuellement.

     Nous sommes tous concernés par les
problèmes de santé.. Les moyens d’information dont nous disposons aujourd’hui
sont immenses: à nous de nous informer aux bonnes sources, pour  nous forger notre propre opinion. Comment ne
pas être consterné quand on voit qu’aujourd’hui des sommes considérables sont
investies dans des pratiques médicales onéreuses parfois inutiles.

     Nous sommes tous responsables de notre
santé. A nous de défendre les médecines que nous jugeons utiles, efficaces,
appropriées. La liberté humaine doit aussi pouvoir s’exercer dans le choix des
médecines qui nous conviennent. Chaque individualité est unique et doit être
libre de choisir sa manière de se soigner. L’esprit humain ne doit être enfermé
dans un  dogmatisme religieux qui
contraint l’esprit à se plier à une autorité religieuse, de même, en ce quiLA SANTE NOUS CONCERNE INDIVIDUELLEMENT! 220px-Paracelsus
concerne sa santé, il ne doit être soumis à des directives imposées par des
autorités sanitaires.

      Il est intolérable que des médecines qui
ont fait largement leurs preuves, soient discréditées. Les responsables
politiques sont parfois moins zélés quand il s’agit de dénoncer des
disfonctionnements des services de santé… On souhaiterait que la même
vigilance s’exerce dans tous les services qui s’occupent de la santé humaine!
Les citoyens qui ont fait librement le choix des CAM dont fait partie la
médecine anthroposophique, ont le droit de préférer cette médecine qui leur
convient.

       Il serait souhaitable que notre nouveau
Président de la République, qui est le président de tous les Français, soit
vigilant et soucieux d’une politique de justice et de véritable tolérance. A ce
titre, il ne saurait accepter que les CAM restent sous la tutelle de la
MIVILUDES, alors que l’Union Européenne respecte et encourage les médecines
complémentaires et alternatives!

        Il serait donc souhaitable que beaucoup
de citoyens et de citoyennes participent à cette campagne, pour affirmer leur
volonté d’avoir le choix de leur médecine. La liberté de choix est un élément
fondamental dans un pays qui se veut défendeur des droits de l’homme. Elle est
d’une importance vitale pour tout ce qui touche aux domaines de la santé! A
nous d’être soucieux de notre liberté, conscients de notre responsabilité dans
la société où nous vivons, pour être prêts, à tout moment, à défendre nos
droits fondamentaux!          

Publié dans : Non classé | le 17 août, 2012 |Pas de Commentaires »

QUAND LA VOIX D’ORPHEE FAIT PLACE AU SILENCE…

QUAND LA VOIX D'ORPHEE FAIT PLACE AU SILENCE... Dieskau_NEW           

 

 

Le 18 mai de cette année,
Dietrich Fischer-Dieskau, une des plus belles voix de notre temps (baryton), a
quitté le plan terrestre, pour rejoindre les espaces infinis où résonne la
musique des sphères, celle où l’éternel chant d’ Orphée et d’Apollon continue à
toucher les coeurs…Un artiste exceptionnel, sous divers aspects, vient de
nous quitter et le monde musical est en deuil. Des artistes de cette qualité
restent l’exception et entrent déjà dans l’histoire, de leur vivant. De
nombreux auteurs se sont  penchés sur sa
biographie riche d’évènements. Nous n’en reprendrons ici point les détails,
mais encourageons tous les mélomanes à consulter les nombreux livres consacrés
à ce sujet. Cette biographie est assez exceptionnelle. Dietrich F.D. commence
sa carrière dans les pires conditions: l’Allemagne, sous le régime de Hitler,
est en pleine guerre. L’armée allemande avait subi un énorme désastre dès 1943,
à Stalingrad. Elle avait perdu plus d’un million et demi de combattants au
cours d’affrontements d’une violence inouïe.  Manquant d’effectifs, Hitler donna l’ordre de
recruter les hommes plus âgés ainsi que les jeunes encore disponibles. Dietrich
F.D. dut donc interrompre ses études musicales et fut enrôlé dans l’armée dès
1943, à l’âge de 18 ans. Il fut d’abord affecté à une unité d’infanterie  et envoyé  en Russie…En cours de route, un nouvel ordre
interrompit le voyage, pour diriger le convoi vers l’Italie! Là, la troupe
subit de grandes pertes humaines lors d’une terrible attaque aérienne. Ces évènements
marquèrent  profondément le jeune
Dietrich F.D. Il resta jusqu’à la fin de la guerre en Italie du nord. Au cours
du stationnement de son unité à Bologne, il eut la chance d’avoir, parmi ses
supérieurs, un général d’armée mélomane qui découvrit les talents du jeune
chanteur. Ce général  lui demanda, à de
nombreuses reprises, de le rejoindre dans sa résidence, afin qu’il interprète
pour lui, entre autres, le fameux « Erlkönig  (le roi des aulnes)  de Schubert! Dietrich F.D. vit alors un
épisode de sa vie assez surréaliste:  son
unité est cernée par les troupes américaines et par haut- parleurs, les soldats
sont invités à cesser le combat et à rendre les armes. La voix amplifiée qui
leur parvient est en fait, celle de Klaus Mann, le fils de l’illustre écrivain
Thomas Mann…Trois jours avant l’armistice, Dietrich F.D. et ses camarades
sont faits prisonniers par les soldats américains, alors qu’ils étaient en
train de réparer le toit d’une maison paysanne dans la plaine du Pô! Leur
captivité dura deux ans…On peut comprendre que tous ces évènements marquèrent
très fortement l’âme du jeune Dietrich F.D.. Les notions d’humanité, d’amitié,
de tolérance devenaient des réalités vécues, au jour le jour. L’utilité salvatrice
de l’art s’avéra comme une évidence. Les responsables américains avaient vite
décelé les qualités toutes particulières de Dietrich F.D. et lui avaient confié
la tâche de « responsable culturel » du camp. Il chanta, lors de
concerts improvisés, les Lieder du répertoire classique a cappella ou avec des
accompagnements improvisés. Parfois il s’efforçait de noter, de mémoire, des
accompagnements de Lieder de Schubert ou d’autres compositeurs classiques,
puisque les partitions manquaient! Parfois aussi, il récitait de mémoire des
poèmes allemands. Un jour il eu la chance de « dénicher » un piano
qu’il répara et accorda avec les moyens du bord, pour pouvoir jouer seul ou en
compagnie d’ un autre camarade musicien, des airs classiques. Mais ses efforts
ne se limitèrent pas à donner des concerts dans son camp, il sollicita l’aide
des soldats américains pour obtenir un camion, pour transporter ce piano dans
d’autres camps de prisonniers, pour y donner des concerts! Les « salles de
concerts » étaient naturellement inexistantes et il fallait au préalable,
organiser le tout sur le terrain, par ses propres moyens: cela aussi, était du
ressort de Dietrich F.D. et son équipe. Tâche assez ardue parce que certains de
ces concerts accueillaient jusqu’à mille auditeurs! Les programmes proposés
étaient riches et variés, proposant des fragments de musique légère d’opérettes
mais aussi des titres plus exigeants de compositeurs divers dont Hugo Wolf ou
Richard Strauss! La nuit de Noël de l’année 1945, Dietrich F.D. interpréta même
 le célèbre oratorio de Noël de Schütz,
en chantant tous les soli de la partition, y compris celui de la soprano! Au
cours des deux années de captivité, Dietrich F.D. put acquérir  une excellente connaissance de la langue
italienne, ce qui lui fut d’une grande utilité au cours de sa carrière. Toutes
les expériences vécues au cours de cette « captivité studieuse » furent
pour lui décisives… Il put acquérir, sur le terrain de l’expérience directe,
les principales techniques qui lui serviront par la suite: la déclamation,
comment se comporter sur scène, comment enchaîner les morceaux de musique,
comment se comporter face au public, comment structurer un programme…Quand
Dietrich F.D. fut enfin libéré, il reprit ses études de chant à Freiburg et
très vite une première opportunité s’offrit à lui: il put remplacer un soliste
malade, lors d’un concert qui proposait le « Deutsche Requiem » (le
requiem allemand, de Johannes Brahms). Une gageure pour un jeune chanteur qui
n’avait pas pu répéter sa partition! Parmi les auditeurs, il y avait Elsa
Schiller, la future responsable du département de musique classique chez
« Deutsche Grammophon », la maison de disque emblématique de
l’Allemagne. Après l’avoir entendu, elle l’engagea immédiatement pour chanter   »Winterreise » (voyage d’hiver) de
Schubert, à la RIAS, la radio officielle à Berlin, dans le secteur américain…
Se rendre à Berlin présentait aussi de multiples difficultés, qu’il surmonta
encore…Sa carrière commençait.

           Pour saisir le caractère
exceptionnel de la vie et de la carrière de Dietrich Fischer-Dieskau, il est
indispensable d’évoquer ces débuts difficiles, dans une Allemagne anéantie,
occupée, exsangue, divisée. Ce qui est exceptionnel, c’est que la personnalité
de Dietrich F.D. ait pu surmonter  tous ces
obstacles, pour entamer une carrière vertigineuse et vraiment unique en son
genre. Ses études musicales avaient été gravement perturbée par la guerre et il
doit alors se lancer dans une voie difficile, pour trouver les moyens de
combler ses nombreuses lacunes. Il le fera systématiquement, courageusement,
avec une endurance et une volonté extraordinaire. La suite, on la connaît et
elle s’inscrit parmi celle des grandes légendes: il n’y a qu’un seul Dietrich
Fischer-Dieskau dont le palmarès est vraiment hors norme,exceptionnel…

       Ses dons étaient multiples, tous d’une
qualité hors pair: il était non seulement un chanteur exemplaire, mais aussi un
pianiste de haut niveau, un écrivain de talent (il a écrit de nombreux ouvrages
qui font référence, entre autres ceux traitant de Schubert et de son oeuvre, de
Robert Schumann et bien d’autres encore), un dirigeant d’orchestre très doué et
aussi un peintre talentueux! Ses livres dénotent des connaissances très
approfondies de l’histoire et de la matière musicale et une culture générale
hors norme. Ses tableaux ont été 
appréciés dans de nombreuses expositions. Le palmarès de ses
distinctions dans  des domaines
d’excellence est unique en son genre. Docteur honoris causa à divers titres,
distinctions diverses dans le monde musical, disques d’or et autres attributs
dans tous les pays, pour ses nombreux et merveilleux enregistrements.

        Dans le domaine du « Lied »
allemand, il a apporté une contribution vraiment exceptionnelle. Il a non
seulement chanté et enregistré la totalité des Lieder de F. Schubert (plus de
600 Lieder), mais aussi ceux de  R.
Schumann, de Hugo Wolf, J. Brahms, G. Mahler… donc tous les grands et
prestigieux compositeurs allemands, autrichiens, mais aussi italiens, français,
anglais, russes, scandinaves!…Tous ces répertoires ont été interprétés à la
perfection, avec une envie permanente de toujours faire mieux. Cette volonté
d’excellence, nous la retrouvons aussi dans le choix des  partenaires musicaux. Dietrich F.D. eut la
chance, dès le début de sa carrière, d’être entouré de partenaires vraiment
exceptionnels: des noms comme Elisabeth Schwarzkopf, Irmgard Seefried, Christa
Ludwig, Lisa della Casa, Janet Baker, Elisabeth Grümmer, Elly Ameling et bien
d’autres encore, sont entrés dans l’olympe de la musique classique. Les
dirigeants d’orchestre sous lesquels il a chanté étaient tous aussi prestigieux:
Wilhelm Furtwängler, Ferenc Fricsay, Rafael Kubelik, Otto Klemperer, Leonard
Bernstein, Karl Boehm, B. Britten, Herbert von Karajan, Rudolf Kempe, G. Solti,
W.  Sawallisch, parmi les plus
légendaires…

        Elisabeth Furtwängler, la veuve du grand chef
d’orchestre raconte la rencontre déterminante entre son mari Wilhelm et
Dietrich Fischer Dieskau, un jour d’été en 1950 à Salzbourg. Elle rapporte:
« Un jeune homme sérieux et très grand se tenait dans le salon. Wilhelm lui
demanda: « Qu’avez-vous apporté? » Le jeune homme répondit: « Les
Quatre chants sérieux de Brahms ». Wilhelm grimaça. « Et quoi
d’autre? » D. Fischer-Dieskau fit comprendre à Furtwängler que c’était ça
et qu’il n’avait rien d’autre. Les Quatre chants sérieux, un véritable
sanctuaire musical pour Furtwängler!… Et Elisabeth F. se souvient: « Son
chant nous bouleversa ». Le chef prit le jeune chanteur de 25 ans à part,
pour s’entretenir avec lui et l’écouter chanter…Plus tard, Furtwängler dit à
sa femme: »Comment un garçon de cet âge peut-il savoir aussi précisément
comme il faut chanter cela?..C’est ainsi que Dietrich Fischer-Dieskau se
retrouva sur la scène du Palais des festivals de Salzbourg le 19 août 1951,
accompagné par W. Furtwängler et ses Wiener Philharmoniker, pour chanter les
Chants d’un compagnon errant de Gustav Mahler…  On rapporte qu’à la sortie de scène,
l’immense W. Furtwängler fondit en larmes, profondément ému par le concert. La
carrière du grand chanteur commença, avec la bénédiction d’un des plus grands
dirigeants de tous les temps…

       Dans
ses tours de chant, ses accompagnateurs étaient, eux aussi, les meilleurs: l’inoubliable
et légendaire Gerald Moore,  S. Richter,
J. Demus, Herta Klust, G. Weisenborn, Karl Engel, Wilhelm Kempff, Hartmut Höll,
C; Eschenbach, Alfred Brendel, D. Barenboim et d’autres encore! Inutile de
spécifier que les enregistrements de Dieter Fischer Dieskau resteront des
références absolues dans l’histoire de la musique.

       La
carrière de Dietrich F.D. couvre une période riche en interprètes de très grand
talent, dans le monde musical, tous animés  d’un feu intérieur, un désir de perfection et
de beauté. Un âge d’or dont on se souviendra et où l’on puisera les références
de perfection… La seule consolation pour les mélomanes d’aujourd’hui, est que
tous ces artistes nous ont laissé des enregistrements qui  nous rappellent à quel point leur art était
abouti, proche de la perfection. Ces références nous sont plus qu’utiles
aujourd’hui, dans notre culture actuelle qui trop souvent a perdu ses repères,
en préférant le rendement financier immédiat, l’illusion du professionnalisme,
au lieu de prendre en exemple  les grands
artistes du passé, qui étaient exigeants envers eux-mêmes, respectueux du
public et qui ne cessaient de travailler pour préserver et  améliorer  leur art.

      Quand
il a quitté la scène, en 1992, après quatre décennies de carrière, Dietrich
F.D. s’est consacré à former et améliorer de jeunes chanteuses et de jeunes
chanteurs. Il était bien conscient  que
le monde avait besoin de l’art de la musique pour pouvoir porter un idéal
intérieur, le besoin de beau et de grand, pour avoir une raison, une joie de
vivre… Lui seul a su explorer et interpréter la totalité de l’oeuvre de F. Schubert
qui reste accessible, à travers ses enregistrements, à tous ceux et celles qui
sont attirés par les mystères insondables de l’âme humaine et de l’esprit qui
la fait vivre. Ses enregistrements des Lieder de Hugo Wolf (avec ses partenaires
Elisabeth Schwarzkopf, Irmgard Seefried, Christa Ludwig…) sont d’une
profondeur incroyable. De même tous ceux réalisés en partenariat avec le
légendaire Gérald Moore, resteront à tout jamais des références absolues. Ses
enregistrements des Lieder de Franz Liszt avec Daniel Barenboïm sont eux aussi
remarquables! Des classiques aux compositeurs du 20ème siècle, il a tout
interprété!  L’oeuvre laissée par
Dietrich Fischer-Dieskau est immense et d’une diversité incroyable. Tous ceux
et celles en quête de beauté, de valeurs véritables, pourront à l’avenir encore
y puiser des forces, s’y enrichir, pour affronter les difficultés de notre
temps.

      Dietrich F.D. reste une référence absolue en
tant que chanteur d’opéras et comme interprète du répertoire classique, dans
toute sa diversité. Il a interprété J.S. Bach, Telemann, Mozart… tout comme
Beethoven, Haendel, R. Wagner, Verdi, Puccini, R. Strauss, et bien d’autres
encore…

       Avec la disparition de Dietrich
Fischer-Dieskau s’achève une époque prodigieuse où des interprètes, tous exceptionnels,
rivalisaient  en toute modestie, avec
patience, persévérance, en gravissant progressivement les échelons de
l’excellence. Des artistes d’une trempe particulière, tous animés d’une passion
intérieure, d’une recherche de perfection!

       La culture s’est, pour une bonne part,  appauvrie de nos jours. Bien des gens n’ont
plus aujourd’hui une vision de l’art, dans ce qu’il peut avoir de transcendant.
 Les concerts de Lieder sont devenus très
rares, les bonnes mises en scène d’opéras aussi. Les spectacles culturels
présentés à la télévision sont souvent affligeants. Nous sommes à cent lieux
des prestations d’un Dietrich Fischer Dieskau!…

      Maintenant que ce grand artiste nous a
quittés, il est légitime de faire l’inventaire de ce qu’il nous  laisse en héritage: des interprétations exceptionnelles
auxquelles nous pourrons toujours nous référer, pour viser à l’excellence. Il
reste aussi ses livres nombreux (dont malheureusement seuls quelques uns ont
été traduits en français) et ses nombreux articles concernant la musique, son
histoire, son art d’interprétation. Ils sont instructifs, passionnants,
indispensables, pour tous ceux et celles qui aiment la musique. Il reste aussi
ses splendides tableaux, très peu connus en France. Il reste ses master classes
dont il existe des enregistrements, qui sont des leçons de chants d’une
excellence inaccoutumée, qui restent à la portée des chanteuses et chanteurs
qui veulent continuer à se perfectionner.

        Dietrich F.D., tu nous a quittés pour
aller vivre là où résonne la musique des sphères, dans les espaces infinis, ces
lieux d’où jaillit la musique que tu nous a interprétée avec tant de talent et
de coeur. Tour à tour Apollon et Orphée sur terre, en des temps bénis pour la
musique, tu nous laisses un trésor immense de beauté et d’art salvateur!  Merci Dietrich Fischer Dieskau pour ce bien
précieux qui nous est tellement utile sur terre, quand les difficultés et les
épreuves s’accumulent…                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                   

Publié dans : Non classé | le 16 juillet, 2012 |Pas de Commentaires »

CHANGER NOTRE SOCIETE POUR ASSURER NOTRE AVENIR!

  

 

 

Les
débats politiques, avant le vote présidentiel, n’ont guère abordé les problèmes
écologiques. Le parti des « verts » n’a pu, malgré les efforts d’Eva
Joly, remporter un score significatif. Pour continuer d’exister politiquement,
les « écologistes » ont dû négocier avec le parti socialiste, pour
s’assurer un avenir politique qui reste encore assez incertain. Les angoisses
suscitées par un taux de chômage en augmentation constante,  les dettes énormes accumulées, qui menacent
l’avenir de notre pays, un bilan économique global assez  désastreux ont eu comme conséquence immédiate,
l’émergence d’une peur devant un avenir considéré comme de plus en plus
menaçant, pour un grand nombre de Français. L’urgence et la gravité des
problèmes immédiats ont relégué le souci de l’écologie au second rang. Le
président sortant n’avait pas hésité à afficher publiquement sa mauvaise humeur
face aux mouvements écologiques qui demandaient des réformes, pour changer une
politique peu soucieuse de problèmes d’environnement et de consommation. Alors
qu’en Allemagne, sous la pression de la population, la gouvernance politique a
dû accepter de renoncer, à long terme, à l’énergie nucléaire et de s’orienter
vers d’autres formes d’énergie moins dangereuses et moins polluantes, en
France, les lobbies nucléaires et financiers continuent de présenter l’énergie
nucléaire comme nécessaire et incontournable…Notre pays voisin va donc mettre
tous ses efforts à trouver des formes d’énergies nouvelles plus propres, non
dangereuses, ce qui finalement introduira des techniques nouvelles qui
porteront des fruits dans de multiples domaines. Cela profitera aux industries
et au commerce… Pendant ce temps, notre pays continuera de vendre des
centrales nucléaires « perfectionnées » censées faire oublier la
cruelle expérience japonaise…

       Nous savons tous qu’en France,
l’écologie n’est, pour une large part, pas encore perçue comme une nécessité
vitale pour l’avenir du pays. Il n’y a, à ce jour, qu’une minorité de citoyens
français qui s’intéressent vraiment à l’écologie et qui sont soucieux de
l’avenir, non seulement de leur pays, mais du monde. L’écologie est un vaste
domaine, qui s’intéresse à la fois aux relations des êtres vivants avec leur environnement
et à la politique nécessaire pour préserver le cadre de vie de chaque individu.
Le célèbre biologiste allemand Ernst Haeckel a employé le terme « écologie »
dès 1866. Mais cette discipline n’a pris de l’importance qu’à partir de 1930
quand on commençait à se soucier des problèmes d’environnement, de l’impact de
ce dernier sur les êtres vivants. Mais la deuxième guerre mondiale efface tous
les efforts et l’intérêt pour l’écologie. Il s’agit alors de s’occuper des
plaies ouvertes par une guerre effroyable et de parer au plus pressé…Ce n’est
que vers 1960 que renaît véritablement, en Allemagne, l’intérêt pour
l’écologie. En France, René Dumont est resté dans les mémoires comme un des
premiers Français à écrire et à parler des problèmes d’environnement, et à se
soucier véritablement des dégâts causés par une industrialisation croissante.
Le modèle américain d’une économie de consommation sans cesse en expansion, peu
soucieuse des dégâts provoqués tant dans la nature, que sur les comportements
humains pervertis par des habitudes génératrices de nouvelles dépendances, de
nouveaux besoins générés par une publicité envahissante, est devenu la
référence pour l’occident.

        La société de consommation est devenue
pour un grand nombre de personnes synonyme de progrès, de prospérité, de modèle
d’économie. Il ne faut dès lors pas s’étonner que même dans la situation
économique actuelle, peu de gens s’intéressent aux problèmes écologiques: la
priorité est donnée à la création d’emplois nouveaux pour absorber le taux
croissant de chômage. Cette réaction est a priori normale, compréhensible, quand
il s’agit de trouver un emploi pour pouvoir vivre décemment. Mais le passé nous
démontre que la consommation n’est pas une clef d’or qui ouvre toutes les
portes, surtout si elle génère de nouvelles nuisances pour l’avenir. Les
grandes crises sont toujours là pour nous remettre en question, nous interroger
sur nos modes de vie, nos valeurs, nos priorités. Nul ne peut ignorer
aujourd’hui qu’une société uniquement basée sur le profit immédiat, la
consommation à outrance, qui laisse régulièrement un nombre croissant d’humains
au bord de la route, est fatalement vouée à l’échec. Toute économie a son prix,
génère un nombre considérable de conséquences dont il faudrait sans cesse
contrôler la portée et les dangers. Nous savons tous aujourd’hui que nombre
d’industriels, de producteurs, ne sont ni des humanistes, ni des bienfaiteurs
de l’humanité. Leur souci premier c’est la course aux bénéfices qui devront
être en constante augmentation: le souci premier n’est nullement le bien-être,
la santé physique et psychologique de l’individualité humaine. Le monde
financier est particulier et a ses propres règles qui n’ont pas comme priorité l’exigence
morale de l’individu humain. « Money, money, money… » est devenu
l’élément essentiel de l’économie actuelle et les porteurs d’une telle vision
du monde sont en même temps ceux qui, dans leur course effrénée pour l’argent,
finissent par transformer nos sociétés en groupes d’affrontements constants,
dont les victimes seront toujours les plus faibles ou ceux qui finiront par
être les perdants, dans le jeu de la concurrence qui est une nouvelle forme de
darwinisme économique.

     Il est à la fois étonnant et consternant
de devoir constater que les sciences qui ont déjà apporté tant de progrès
indéniables à l’humanité, ont aussi généré de nombreux  malheurs. La faute n’est certes nullement
imputable aux sciences elles-mêmes, mais uniquement à l’égoïsme humain, plus
soucieux de rentabilité immédiate que de bienfaits réels pour la société
humaine. Tant que l’intelligence humaine n’est pas encadrée par une exigence
morale véritable, une éthique de vie,  elle aboutira finalement à des effets pervers
voire désastreux pour l’ensemble des humains. Si on fait l’effort de  prendre quelque distance par rapport à notre
monde, à notre manière de vivre, on ne peut que s’étonner et se poser des
questions évidentes: nous naissons, vivons dans un monde « naturel »
qui forme notre environnement et qui en même temps est le pourvoyeur de nos
besoins immédiats. La terre nous fournit ce qui nous nourrit, nous propose
aussi un éventail infini pour couvrir nos autres besoins. Le simple bon sens
devrait donc nous inciter à préserver jalousement cette « mère nature »
généreuse dont nous ne saurions nous passer. Or nous savons tous, que bien peu
de gens, surtout dans le monde occidental, ont vraiment conscience des
véritables enjeux. Amère victoire d’une société qui au lieu de tout faire pour
préserver la nature généreuse, nourricière, indispensable, pollue par des
techniques maladroites voire dangereuses un environnement dont nous ne saurions
nous passer! Une humanité irresponsable dans sa gestion des richesses que la
terre nous offre, ne se met-elle pas constamment en danger? Ne finit-elle pas
par signer sa propre disparition à long terme?

     Nous devrions tous être attentifs à ce qui
se passe dans le monde et réagir en masse quand des groupes d’intérêts s’arrogent
le droit d’intervenir dans le monde pour imposer leurs propres règles, pour
imposer leurs directives. Les évènements passés nous démontrent qu’une science
sans morale devient vite un danger pour l’humanité. Dans nos sociétés
actuelles, de nouvelles castes se sont installées: celles des
« scientifiques », des « spécialistes », des « techniciens
reconnus » qui ont fait leurs preuves. Or, comme nous l’avons déjà évoqué
plus haut, les applications des sciences ne sont « saines, souhaitables,
nécessaires » que dans la mesure où elles profitent vraiment à l’humanité
entière. Dès qu’elles deviennent les enjeux de pouvoirs d’argent, d’
instruments de puissance servant uniquement des groupes d’intérêts, elles
présentent un danger pour l’humanité… Elles sont détournées de leur véritable
but qui serait de servir l’humain. Le passé nous démontre, que trop souvent,
certains scientifiques ont pris des risques inconsidérés pour l’humanité, en
privilégiant l’attrait des bénéfices immédiats au détriment de la sagesse et
des précautions indispensables.

    De multiples catastrophes ont ainsi été
déclenchées en un demi siècle, par des techniques non maîtrisées: on se
souvient, entre autres, de Seveso en Italie, de Tchernobyl en Ukraine ou plus
récemment de Fukushima au Japon…Si on voulait faire la liste des nombreuses
autres catastrophes dont beaucoup on été minimisées voire occultées, on serait
paniqué. La tragédie de Fukushima est encore très proche et a marqué les
esprits. En a-t-on tiré un enseignement? 
On peut en douter: seule l’Allemagne a pris la décision de sortir du
nucléaire, avec la détermination et le courage politique que cela nécessite. En
France le lobby nucléaire est tellement puissant que -hélas- seule une grande
catastrophe pourrait faire bouger les lignes. On ne peut qu’espérer qu’une
telle catastrophe n’arrivera jamais… A écouter les commentaires à ce sujet,
la France, sans le nucléaire, serait condamnée à une paralysie énergétique. Or,
nul ne saurait nier que le nucléaire restera toujours dangereux et que les problèmes
des déchets occasionnés ne sont nullement résolus, à ce jour… Mais on continue
sur cette lancée en affirmant que nous ne pouvons renoncer au nucléaire…. Pourquoi?
Parce que nos besoins énergétiques sont insatiables, d’autant plus que notre
société de consommation invente de manière continue des produits qui ont pour
but essentiel de consommer beaucoup d’énergie, d’avoir une durée de
fonctionnement très limitée, pour pousser le consommateur à acheter encore et
encore…

       Le style de vie, de consommation ainsi
proposé est donc très éloigné des préoccupation écologiques. Au lieu de rendre
les gens attentifs aux dangers résultant d’habitudes de consommation qui sont
néfastes à notre environnement, donc finalement à nous-mêmes, on incite les
consommateurs, par mille astuces publicitaires, à consommer encore davantage et
à polluer ainsi toujours plus, directement ou indirectement la planète entière!
Or, nous n’avons qu’une seule terre, comme espace naturel de vie: sommes-nous
vraiment conscients du fait que, si nous continuons à vivre comme nous le
faisons actuellement, nous contribuons constamment à détruire notre propre
espace vital, notre propre environnement?

      Un des grands problèmes de notre temps
prend sa source dans l’égoïsme extrême dans lequel est plongé notre
civilisation. Notre monde occidental a perdu, au cours de son histoire, une
grande partie de ses idéaux. L’Occident a bénéficié de l’apport d’esprits
brillants, tant parmi les philosophes, intellectuels, savants. L’Europe a,
suite aux bouleversements des deux guerres mondiales, abdiqué et oublié sa mission
première de favoriser un humanisme véritable construit sur des bases solides de
partage, de communion humaine, de haut lieu de l’esprit. Au lieu d’un humanisme
aboutissant à une société fondée concrètement sur les idéaux républicains de
« liberté, d’égalité, de fraternité », notre société est devenue celle
de la libre consommation, d’une égalité citoyenne qui est pour le moment assez
illusoire, d’une fraternité qui n’a aucune base concrète. Notre société, au
lieu d’associer le qualificatif de liberté au domaine de l’esprit, de la pensée
libre et créative, l’applique au principe de la  » libre concurrence
commerciale ». Or la concurrence commerciale, n’est, en définitive, qu’une
« guerre commerciale » avec son lot de vainqueurs et de vaincus. Cela
ne saurait susciter ni une humanisation et encore moins une véritable
fraternisation…Les « guerres commerciales » deviennent de plus en
plus courantes, non seulement sur le plan national, mais aussi sur le plan
mondial. Comment saurait-on, dans ces conditions, parler d’un futur bâti sur
une véritable solidarité humaine? Comment évoquer la possibilité d’une humanité
qui vivrait véritablement sur les bases d’une liberté véritable, d’une égalité
qui ait un sens, d’une fraternité qui soit inscrite dans la réalité quotidienne?

       Il devient dès lors évident que, tant
qu’un nombre important d’humains n’auront compris la nécessité absolue d’inscrire
dans le futur la réalisation des exigences attachées aux termes de liberté,
d’égalité et de fraternité dans la réalité quotidienne, l’importance de
l’écologie ne pourra être comprise dans son importance vitale et sa nécessité
absolue. L’écologie n’a de sens que si elle concerne la terre entière, car elle
concerne le cadre de vie de tous les humains. Cela ne dispense nul pays de
fournir ses propres efforts pour arriver à ce but. Comment l’occident, qui a
commis à ce jour tellement d’erreurs, à divers niveaux, serait-il habilité à
donner des leçons aux autres? Nous ne sommes, hélas, pour le moment nullement
dignes de faire la leçon aux autres, n’étant pas, à ce jour, des modèles de
vertu. Il faut commencer par balayer devant sa propre porte avant d’avoir le
droit de donner des conseils valables aux autres…N’oublions pas que bien des
cultures actuelles non européennes sont bien plus respectueuses de leur
environnement que nous, en occident…Les possibilités d’application des
sciences sont pratiquement infinies, encore faut-il savoir s’en servir avec
sagesse et d’une manière qui serve l’homme, sinon ce savoir finira par devenir dangereux
pour lui et le conduira à sa perte. Bien des penseurs, des scientifiques, des
autorités religieuses et morales se sont exprimés sur ces sujets. Pour le
moment l’esprit matérialiste, consommateur, inhumain prédomine. Beaucoup de
femmes et d’hommes sont désorientés face aux problèmes actuels.

     Sommes-nous vraiment conscients que, si
nous ne prenons garde, notre espace de vie deviendra bientôt un espace d’affrontements
et de souffrances? Est-ce là l’avenir que nous souhaitons laisser à nos enfants
et à tous ceux et celles qui viendront après nous? Nous sommes tous responsables
du devenir de notre terre. Bien des humains sont aujourd’hui tellement
égoïstes, qu’ils n’envisagent même pas qu’ils seront eux-mêmes finalement les
victimes d’une manière de vivre qui détruit leur avenir…L’esprit matérialiste
qui s’est installé dans les mentalités, pousse beaucoup de gens qui se
considèrent comme des 
« croyants », appartenant à une religion qui enseigne
l’existence d’une vie au-delà de la vie matérielle, à se permettre des
comportements égoïstes contraires aux exigences morales fondamentales…Pensant
qu’ils ne vivent qu’une fois sur terre, ils se soucient peu, en fait, de
l’avenir de cette dernière… Une curieuse transgression qui laisse assez
interrogative sur les bases d’une telle foi religieuse. Où reste la solidarité
humaine?…Par ailleurs, un nombre d’hommes et de femmes, dans diverses
cultures, croient à la réincarnation humaine. Est-ce absurde? Certainement pour
un esprit matérialiste! Mais ce dernier peut-il apporter une preuve indéniable
de son affirmation? La mort est-elle la preuve irréfutable de la disparition
complète et définitive de l’âme humaine, de l’esprit humain, du moi individuel?
Une réflexion approfondie du devenir humain nous rendra l’hypothèse de la
réincarnation comme possible, probable, sinon 
nécessaire pour donner à l’évolution humaine un véritable sens…Sous
cette perspective, qui n’est nullement à exclure, le problème écologique
devient encore  plus urgent, plus
important, plus essentiel! Imaginons que dans la dynamique de l’évolution
humaine, l’être humain choisisse, après un séjour dans le monde spirituel, de
se réincarner pour entamer une nouvelle vie, pour continuer à évoluer et à
progresser dans son humanité…Il aura toujours besoin de la terre qui est le
seul espace d’évolution humaine possible. En agissant de manière irresponsable
pendant sa vie terrestre, il empoisonnera non seulement la société humaine en
évolution, mais se créera ses propres embûches et difficultés pour son prochain
devenir…Cette hypothèse est-elle absurde? Elle ne l’est, en définitive, que
pour ceux qui se refusent à envisager cette éventualité. Entre les deux
hypothèses, il existe la liberté de pensée, mais cette dernière peut, si elle
vit dans une contrainte subjective inconsciente, être complètement faussée.

      Une chose devient évidente: dès que l’on
envisage la possibilité de la réincarnation humaine, l’urgence des problèmes
posés devient palpable. Il est certes indispensable et justifié de préserver la
terre pour nos enfants et tous ceux qui viendront après nous. Ce n’est après
tout que justice. Mais envisager que nous reviendrons vivre sur une terre que
nous aurons, par inconscience, ignorance, égoïsme, blessée, polluée, rendue
invivable, devient vraiment dramatique. On ne saurait parler dans ce cas
d’injustice, de malheur et de conditions de vie inhumaines, puisque nous aurons
été les auteurs ou coauteurs de ces situations. Cela s’appelle la
responsabilité humaine individuelle dans le devenir de l’être humain et celle
de l’avenir de la terre qui, comme espace d’évolution du genre humain, y est
intimement associé.

      Nous sommes actuellement tellement
embourbés dans les difficultés quotidiennes du chômage, de l’endettement de
notre pays, que nous sommes souvent incapables de réfléchir sur les sujets
évoqués dans cet exposé. Mais sans la remise en question de notre manière de
vivre dans le monde, de gérer ses richesses, de les préserver, de trouver les
moyens d’introduire une véritable solidarité humaine, nos difficultés sociales
se multiplieront sans cesse avec tous les dangers de déshumanisation qui en
découlent. Les mauvaises habitudes sont souvent tellement enracinées qu’il
faudra mettre beaucoup d’ardeur à les changer. mais c’est le prix à payer pour
ouvrir un avenir qui permette à l’être humain de s’épanouir et d’évoluer. Sur
la route de la découverte, des sciences, de la connaissance, nos sociétés ont
perdu de vue l’essentiel: l’être humain qui devrait rester la référence absolue.
Ce dernier porte des exigences qui vont bien au-delà de ce que la science
matérielle peut proposer. Il n’existe, à long terme, de progrès que dans la
mesure où il sert véritablement l’homme. Dès que l’évolution humaine perd son
cap essentiel, celui du devenir humain dans toutes ses exigences, les progrès
deviennent des mirages qui n’apportent que difficultés et malheurs. Chacun de
nous doit rester vigilant pour réagir dès que l’humanité, dans le contexte
social est en danger. La mondialisation, si elle était véritablement mise au
service de tous les humains, pourrait être un bienfait pour tous et un gage de
paix dans le monde. Dans la perspective de la libre concurrence, elle devient sans
cesse une menace pour tous, une guerre insidieuse et sournoise. Ce n’est pas
ainsi que nous rendrons le monde plus pacifique et plus fraternel. Les idéaux
républicains de liberté, d’égalité, de fraternité restent de cruelles
caricatures tant qu’ils ne sont appliqués véritablement dans la réalité de
toute l’humanité. Ces idéaux bafoués sans cesse, finissent par créer des
conflits qui anéantissent toutes les espérances humaines. A nous d’essayer, à
notre niveau, d’exercer notre pouvoir de vigilance, notre pouvoir politique
pour éveiller nos concitoyens aux véritables problèmes dans notre monde.
L’impact de l’opinion peut être considérable et peut, à long terme, changer le
cours des évènements.           

 

 

 

 

 

Publié dans : Spiritualité | le 6 juin, 2012 |Pas de Commentaires »

LE TRAVAIL DOIT UNIR LES HOMMES.

La France, comme beaucoup de
pays européens, vit actuellement une situation extrêmement grave: un chômage
grandissant prive de plus en plus de citoyens, des ressources leur permettant
de vivre décemment, de mener une existence normale et sereine. Certes, notre
pays est resté exemplaire dans ses efforts de soutien aux personnes en
difficulté. Mais ses ressources restent limitées d’autant plus que notre pays
est très gravement endetté. Les caisses de l’état étant vides, comment la
gouvernance de notre pays saurait-elle assurer l’avenir économique du pays,
tout en préservant une politique sociale?

      Nous avons tous en mémoire les évènements
après la première guerre mondiale où le chômage a abouti à des affrontements
sociaux et politiques extrêmes menant à des dérives de déshumanisation. Sans la
crise de 1929, un chômage catastrophique et une grande misère sociale, Hitler
n’aurait pu mener une majorité de citoyens  en Allemagne à accepter une dictature qui
devait aboutir finalement à la guerre, aux souffrances, aux morts innombrables.
Nous sommes aujourd’hui confrontés à des menaces qui ont fait resurgir le
spectre d’ évènements désastreux d’un passé, inscrits dans l’histoire, dont les
générations actuelles n’ont souvent qu’une connaissance assez limitée. Une
société qui est incapable, à long terme d’assurer une politique sociale
humaine, équitable, équilibrée, risque se sombrer très rapidement dans
l’anarchie, l’injustice sociale, la guerre sociale avec son lot de funestes
conséquences.

      Une société, pour rester harmonieuse et
pacifique, doit impérativement s’efforcer de rester humaine, solidaire et
soucieuse de culture véritable. Ces efforts doivent se porter sur toute la
population et tout particulièrement sur la jeunesse garante d’un avenir de
qualité humaine. Le chômage est un grand fléau social qui engendre la peur et
risque de dégénérer en violence Dans la crise actuelle, il est impératif de
savoir prendre du recul pour observer les évènements objectivement, s’efforcer
d’y réfléchir sans préjugés, pour en tirer des enseignements pour le futur. Une
crise est toujours une épreuve: elle nous oblige à marquer un temps d’arrêt pour
en tirer un enseignement et essayer de trouver la bonne solution. Le piège est
assez insidieux: cet arrêt va-t-il amener une paralysie complète, une révolte
ou une conversion, un changement? Si nous observons nos vies individuelles avec
un peu de recul, pour essayer de comprendre le sens de notre parcours, nous pourrons
constater que nos crises de vie sont des épreuves personnelles qui nous
obligent à réfléchir pour corriger notre trajectoire, pour mieux repartir. La
vie nous demande à chaque fois de marquer cet arrêt qui exige une décision
personnelle pour nous déterminer pour le futur. Une décision trop rapide,
irréfléchie mène souvent  à l’échec. Cela
nous apprend, pour le futur, à prendre le temps de réfléchir, pour ne pas
retomber dans la même erreur. Cette réflexion logique ne serait-elle pas tout
aussi valable pour aborder les questions politiques et sociales? Notre propre
vision de la politique de notre pays n’était-elle pas souvent superficielle,
émotionnelle au lieu d’être réfléchie, rationnelle? Nous savons tous, que trop
souvent, les discours politiques que nous entendons ou lisons, n’engagent que
ceux qui y croient…La persistance de l’existence de deux grands partis
politiques de même importance, malgré leurs composantes hétéroclites, font,
qu’à chaque élection, la majorité remporte la victoire avec un écart de voix
assez faible.

    Nos politiques sont dans une impasse, car
elles continuent à fonctionner selon des critères qui malheureusement prouvent
leur inefficacité. Il faudra peut-être se donner le temps de réfléchir en
profondeur sur la situation, pour faire le point et trouver des voies nouvelles.
On mesure que le travail a une grande importance sociale dans la vie d’un état.
Il garantit les ressources matérielles de chaque femme, chaque homme, pour leur
 permettre de vivre décemment.

     Nous sommes tous conscients de
l’importance du travail. Mais dans le contexte de notre société actuelle, le
travail apparaît souvent sous un aspect contradictoire et assez ambiguë: il est
d’une part une contrainte, mais aussi une possibilité d’utiliser ses talents
pour créer, réaliser.. Il faut normalement travailler pour gagner l’argent
nécessaire pour subvenir à nos besoins matériels. Le travail est aussi la
possibilité d’avoir sa place dans la société, d’exister,d’ être accepté des
autres. Le travail est donc considéré bien différemment selon l’angle sous
lequel il est regardé. Il a, dès l’aube de l’humanité, un aspect mythique: dans
la bible, Adam qui est chassé du paradis avec sa compagne, entend la sentence
prémonitoire « tu travailleras à la sueur de ton front »…Ce jugement
peut être interprété sous deux aspects: l’aspect direct, sentencier où le
travail est perçu comme une peine, une punition mais il peut aussi revêtir un
aspect moins dramatique, si on voit l’image « d’être chassé du
paradis » comme l’ illustration d’un simple changement de décor où vont
s’appliquer des critères différents. En clair, cela peut signifier que l’être
humain dont l’espace naturel d’évolution est la terre et non le
« paradis », est, de ce fait, contraint de s’adapter aux conditions
terrestres:  l’être humain est placé dans
des conditions d’évolution personnelle où il doit travailler pour assurer sa
subsistance. Vu sous cet angle, l’individu doit s’adapter à son milieu naturel
terrestre,  se débrouiller pour survivre,
s’adapter, évoluer: il doit fournir un effort personnel pour exister,  et par là, apprendre à maîtriser son
existence. Il est dès lors évident, qu’une société humaine doit s’organiser et
adapter des règles sociales qui protègent les individus. Le travail de l’être
humain est sa contribution personnelle à l’ensemble de la société humaine. Le
travail devient dès lors non seulement une nécessité, mais aussi la marque
identitaire de chaque individu dans la société. Le travail présente sous cette
optique un double aspect: l’un sociétal car chaque l’individu apporte son
effort de travail personnel au profit de l’ensemble de la société et d’autre
part un aspect individuel, quand l’individu « travaille pour
lui-même ». Ce travail individuel concerne toutes les activités physiques,
artisanales, culturelles, artistiques etc…

          Une description primaire, très
simplifiée du travail, classe donc cette activité en deux catégories distinctes
mais complémentaires:  celle dictée par
les nécessités de la vie (il faut travailler pour vivre) mais aussi celle qui
ouvre des possibilités de créativité nouvelle, d’enrichissement culturel,
d’exercice des talents individuels, d’épanouissement dans des activités qui
nous tiennent à coeur.

           Au cour de l’histoire humaine, la
perception du travail a beaucoup évolué. L’avènement des sciences modernes et
du machinisme a profondément changé les sociétés humaines et les mentalités. Les
progrès des sciences ont permis l’émergence de techniques nouvelles, de
machines qui ont, pour une large part simplifié, allégé voire supprimé l’effort
humain. Dans les sociétés évoluées, le travail  pénible a pu être, en partie, éliminé. Etudié
sous cet aspect, l’avènement des techniques modernes peut vraiment être
considéré comme une bienfait, une bénédiction. Les progrès générés par le
dans la société humaine sans devenir une menace constante pour elle. L’Europe
qui était encore au 19ème siècle, un modèle de culture, de progrès, est devenue,
après la sinistre première guerre mondiale et encore bien plus après la seconde,
une Europe de plus en plus influencée par la culture et l’économie américaine.  Le commerce devenait alors la priorité
absolue car il était la développement des sciences ont profondément changé nos sociétés.

Cependant, nous savons que les sciences
sont, par nature, amorales et peuvent donc être utilisées pour ou contre l’être
humain: c’est la responsabilité humaine qui doit assumer le bon choix. Cela
signifie en clair, que si la société humaine délègue ce pouvoir de décision aux
seuls « spécialistes politiques, scientifiques », elle peut se mettre en danger permanent. C’est précisément ce qui
est advenu dans le passé: les véritables besoins humains ont été, pour une
large part ignorés et les sciences, les
techniques, au lieu d’être les serviteurs de toute l’humanité, sont peu à peu
devenus un outil de domination et d’exploitation humaine. Au lieu de mettre la
machine de production au service de l’humain, une économie de plus en plus axée
sur le profit, a fini par exploiter la plus grande partie des travailleurs.
L’individu est devenu tributaire de la machine.

Le passé nous illustre tout l’éventail
des erreurs commises et consommées, avec leurs conséquences désastreuses. Le
progrès, a priori, est une bonne chose. Encore faut-il qu’il soit introduit
ressource de richesse, de puissance. La production en
constante augmentation créait des emplois, mais la grande part des richesses allaient
aux détenteurs de capitaux,  aux
actionnaires. La crise de 1929 illustra tragiquement les conséquences d’une économie
capitaliste qui s’effondre. Les drames humains furent innombrables. Mais la vie
continua et l’économie, le commerce reprirent leur cours, sans tirer un
véritable enseignement des évènements tragiques passés. Dans l’optique actuelle
de la vie économique axée essentiellement sur un profit qui doit être en hausse
constante, l’individu n’existe dans la société que selon sa valeur en tant que
producteur et consommateur. Cette vision et cette dynamique économique gardent
leur caractère pernicieux: proposer sans cesse de nouveaux produits
consommables, si possible vite périssables, pour soutenir et encourager
constamment la consommation, pour ceux qui disposent de revenus suffisants. Or l’économie
capitaliste et libérale actuelle, génère toujours plus « d’exclus »…
Le chômage croissant est devenu un fléau de notre temps. Le travail est
nécessaire, non seulement pour permettre à l’individu de vivre, de lui assurer
une certaine indépendance, mais aussi pour avoir sa place dans la société, le
pays où il vit. Si le chômage ne diminue pas rapidement, un nombre grandissant
de citoyens seront privés de leurs ressources de vie, seront à la charge de
ceux qui travaillent, ce qui finira par des affrontements sociaux de plus en
plus violents.

         Si on veut éviter de sombrer dans la
violence et l’inhumanité, il est nécessaire qu’un nombre croissant de citoyens
prenne vraiment conscience des dérives de notre système économique, politique,
pour obliger les responsables à tous niveaux, de remettre l’individu au centre
des débats politiques, parlementaires. La réalité quotidienne, les pratiques
économiques actuelles démontrent  que
notre société se déshumanise de plus en plus… Les responsables politiques et
économiques doivent prendre conscience des véritables exigences de l’avenir.
L’éternelle ritournelle politique « relancer la consommation pour créer des
emplois » ne résout que superficiellement le  problème du chômage croissant. Les gros moyens
financiers nécessaires à la création d’emplois nouveaux, sont aujourd’hui
souvent utilisés à des fins de pures spéculations, de rachats d’entreprises
fragiles et de diverses pratiques qui n’ont nullement comme souci premier de
servir celui qui veut et doit pouvoir travailler pour assurer son existence.
L’argent utilisé pour des spéculations boursières est détourné de son rôle
économique véritable, au service de pratiques qui vont à l’encontre d’une
morale sociale, humaine. Les spéculations ne servent pas la société humaine,
mais uniquement une minorité égoïste incapable de comprendre les besoins réels
de la société humaine qui respecte et protège chaque individu.  

       Il est intéressant, pour arriver à
cerner les problèmes sociaux, notamment ceux liés au travail et au chômage
évoqué, de consulter les conférences sur la « Tripartition sociale »
que le grand penseur et visionnaire Rudolf Steiner (1861-1925) a tenu dans les
années vingt du siècle dernier. Les questions évoquées plus haut, étaient alors
déjà, pour une large part, abordées et exposées, en montrant les voies
susceptibles d’ amener des solutions adaptées aux besoins de notre temps. Si l’on
étudie ces textes, on peut arriver à mieux comprendre ce qui met notre vie
sociale en grand danger. Dans ces conférences, Rudolf Steiner expose sa vision
de l’organisation de la société idéale dont le corpus social s’appuierait sur
trois piliers autonomes, souverains, axés chacun sur des spécificités propres qui
ne devraient pas s’influencer directement, sans causer des disfonctionnements
sévères qui nuiraient à l’ensemble.

 Le premier 
pilier, celui de l’économie, du commerce, de la distribution serait destiné
à produire ce dont chaque humain a besoin pour vivre. L’être humain contribue
par son travail, à faire fonctionner l’ensemble. Dans ce contexte, le travail
humain  doit alors  être traité et payé comme une contribution
individuelle qui assure la cohésion et la paix sociale. La fameuse « valeur
travail » évoqué par Karl Marx, prend un dimension spécifique qui dépasse
infiniment celle proposée par ce dernier. Le travail n’est pas à traiter comme
une marchandise mais comme une expression humaine qui a des devoirs mais aussi
des droits. C’est par son travail « pour les autres », qu’il a aussi le
droit d’être « protégé, respecté,soutenu » par les autres. Le travail
prend alors des expressions qui échappent à celles qui se résumeraient aux seuls
critères économiques, il est un moyen exceptionnel d’intégrer l’individu, sa
dignité, ses besoins personnels, à l’ensemble de la société.

 Le deuxième pilier serait celui de l’activité
étatique qui aurait pour tâche essentielle d’assurer l’égalité des droits et
devoirs pour chaque individu dans la société, dans toutes les activités
sociales. L’état serait le garant de la préservation des droits attachés à
chaque individu de la société républicaine. Il devrait garantir les droits de
chaque citoyen, surtout dans le contexte économique, pour que chaque
travailleur, employé ne soit pas injustement exploité. Rudolf Steiner souligne
que les activités de ces deux piliers doivent impérativement rester autonomes,
souveraines, pour éviter des marchandages politiques, économiques, partisanes
qui sont nuisibles à l’ensemble de « l’organisme social ».

 Le troisième et dernier pilier est celui
attribué aux « domaines de l’esprit », en fait attaché à tous les
droits de l’individualité: chaque être humain est unique et possède des droits
spécifiques et inaliénables qui sont autres que ceux proposés dans le corpus de
la pure économie commerciale. C’est le domaine de l’éducation chargée de
favoriser l’éclosion et l’évolution des talents individuels. Cela concerne les
activités créatrices artistiques, culturelles, scientifiques. Cela concerne aussi
le choix individuel du mode de vie de chacun, sa philosophie, sa religion, son
évolution intellectuelle, spirituelle. Ce pilier doit toujours garder son
entière indépendance, sa liberté, pour ne pas perdre sa vocation véritable:
servir l’être humain dans son parcours, sa biographie. Pour bien saisir
l’analyse de l’organisation sociale proposée par Rudolf Steiner, il faudrait
évidemment se prendre le temps pour étudier ces conférences pour vraiment
saisir leur importance et la justesse des propositions…Rudolf Steiner savait
que cette « tripartition sociale » que l’on pourrait peut-être mieux
traduire par « tri articulation sociale », ne pourrait jamais se faire
du jour au lendemain. Il faudra qu’un nombre grandissant de gens s’intéresse à
ces questions, fasse l’effort d’étudier les conférences de Rudolf Steiner pour
qu’elles puissent devenir un moteur pour l’avenir. Il faut d’abord bien comprendre
les enjeux en question, pour être prêt à s’engager, comme citoyen responsable,
dans les efforts nécessaires pour faire avancer la société et la faire sortir de
l’ornière où elle s’est de plus en plus engagée. Il faut pouvoir comprendre,
pour être prêt à s’engager personnellement, librement et avec efficacité, selon
ses capacités, ses possibilités… La société ne pourra changer que si nous
sommes prêts, individuellement, par notre engagement, à contribuer à changer
nos habitudes, notre vision des évènements sociaux et politiques.

         Dans la conjoncture actuelle, le
travail a pris une connotation menaçante, car c’est lui qui conditionne toute
notre vie sociale. Si nous avons un emploi, un travail, un salaire convenable,
la vie nous est ouverte et l’espoir est une dynamique de vie, qui peut nous
pousser en avant, nous valoriser et nous aider à comprendre et accepter les
autres. Celui qui n’a pas de travail devient un exclu et finalement une charge
pour les autres. Le chômage croissant 
devrait nous inciter à reconsidérer le fonctionnement de notre société,
pour en analyser les causes profondes, pour arriver à changer nos priorités
actuelles qui sont souvent de fausses pistes, de mauvaises pratiques qui vont
l’encontre des besoins humains et du respect de chaque individualité. Beaucoup
considèrent que la mondialisation est une menace, une calamité, un danger
permanent. Cela est vrai si l’on observe, à court terme, le spectre des
« pays émergents » tels la Chine, l’Inde…Mais on pourrait aussi
arguer que cela pourrait être une chance gâchée, parce que l’Europe n’a, à ce
jour, pas donné l’exemple d’un continent soucieux de véritable justice sociale
et d’humanité…Au lieu d’être un modèle social exemplaire, nous n’avons pu que
proposer des pratiques douteuses que les pays émergents ne font qu’imiter et
amplifier. Vouloir mettre au centre des intérêts uniquement le
« marché », on manque la cible véritable qui devrait être les besoins
humains essentiels pour que chaque individu puisse vivre et se développer harmonieusement.
Les prix ne devraient pas favoriser les spéculations de toutes natures, mais
être fixés pour permettre à tous de vivre. Il est indigne et profondément
injuste que les pays industrialisés, riches, oublient facilement que tous les
humains ont le droit de vivre décemment. Chacun de nous est responsable de
l’humanité. Si nous oublions que la terre est notre champ d’expérience et de
développement personnel, que l’humanité entière est une et que, si nous
transigeons sur les nécessités de la fraternité humaine dans ses exigences
premières, notre pays et par extension le monde sera finalement inhumain et
deviendra un enfer.

      Aujourd’hui l’organisation de notre
société est en grande partie dénaturée, car l’état politique n’assume pas sa
vocation véritable. Il y a un mélange souvent impénétrable entre les domaines
culturels, économiques, étatiques, au profit d’une minorité sociale qui sait
manipuler le tout et tirer son épingle du jeu. La tripartition exposée par
Rudolf Steiner met ces structures en évidence en présentant leur fonctions
véritables et les disfonctionnements qui résultent du mélange des trois
domaines qui sont manipulés au lieu de rester souverains et distincts Dans
l’organisme social exposé lors des conférences évoqués, le travail humain tient
un rôle déterminant, car lui seul, peut donner sa place, sa dignité, dans la
communauté humaine. Dès l’avènement du machinisme, le rôle du travailleur a perdu
son impact dans l’essor d’une industrie sans cesse plus diversifiée, plus
compliquée. Le grand défi est aujourd’hui de trouver le juste équilibre entre
la seule technicité et la place de chaque individu dans une société en constant
changement. Les menaces qui apparaissent aujourd’hui résultent d’un monde
social, économique en mutation. Vouloir chercher constamment de nouveaux
marchés, augmenter sans cesse la production avec ses conséquences néfastes pour
l’environnement, ne pourra, à long terme, être la solution efficace. Il est
peut-être grand temps de se poser les vraies questions et être prêts à
éradiquer progressivement tous ce qui nuit à l’individu, à la société et à la
terre où nous vivons. Dans un contexte de justice, d’humanité, de partage, le
travail reprendra alors sa vocation véritable: la contribution de chaque humain,
à la vie de l’ensemble de la société, l’affirmation de sa contribution
personnelle et sa valeur humaine, un moyen de prouver sa solidarité et son
appartenance à l’humanité. Le travail doit être intégré dans la société
humaine, par respect pour chaque individu et comme preuve de solidarité avec ce
dernier, un devoir humain essentiel.        

Publié dans : Non classé | le 10 mai, 2012 |Pas de Commentaires »

ELECTIONS PRESIDENTIELLES: L’ECOLOGIE PASSEE A LA TRAPPE?

 

 

Dans quelques semaines, la France élira son nouveau Président. La campagne électorale aura été longue, oui peut-être même, pour certains, trop longue. Au fil des semaines, les candidats à la présidence se seront épuisés à rester dans la course, dans une France devenue très inquiète quant à son avenir… L’endettement grave de notre pays, dans une Europe en crise, où tous les pays européens sont confrontés à des problèmes très graves, plonge les populations dans une profonde inquiétude et une peur constante de l’avenir. Les solidarités sont mises à rude épreuve, dans un monde tourmenté, chaque nation cherchant à tirer politiquement son épingle du jeu. L’avenir est devenu incertain et chargé de multiples menaces. Une épreuve déterminante pour toutes les nations, pour toutes les populations, car les enjeux ont depuis longtemps dépassé les frontières.. De par le passé, les affrontements entre nations aboutissaient à des  guerres où le vainqueur imposait sa loi au plus faible. Aujourd’hui les batailles se jouent sur le plan économique… Une guerre sournoise et insidieuse, où les enjeux financiers, l’appât du profit jouent un rôle prédominant… Les affrontements politiques dans notre pays, à l’occasion des élections présidentielles, illustrent parfaitement les inquiétudes que suscitent les problèmes multiples auxquels nous sommes aujourd’hui tous confrontés. De multiples menaces pèsent sur notre avenir, qui mettent en grand péril nos acquis sociaux et l’avenir d’une Europe qui devrait enfin se construire, pour affronter la concurrence des nouveaux géants économiques. Au lieu d’analyser objectivement les problèmes et menaces auxquelles il faut faire face, on se laisse vite emporter dans des guerres partisanes dont le but premier est d’essayer d’éliminer le parti adverse. Dans une telle dynamique, on aggrave encore les situations: au lieu de résoudre les problèmes, on les multiplie encore davantage, en ajoutant aux problèmes objectifs, ceux dictés par une subjectivité passionnelle. Or le passé politique de notre pays nous démontre  qu’une politique uniquement bâtie sur un affrontement constant, réduit considérablement l’impact et la durée de son influence réelle.

      Aujourd’hui les enjeux sont encore plus considérables, car les problèmes sont multiples, menaçant notre avenir à tous. Il y a encore peu de temps, un nombre croissant de Français prenait conscience des problèmes provoqués par une exploitation démentielle de nos ressources naturelles et de leur utilisation souvent contestable, les pollutions et dégâts provoqués sur notre environnement. Nos civilisations modernes , depuis bien des années déjà, sont entrées dans la démesure en consommation et en pollutions diverses. On s’empare de ressources naturelles issues d’une très longue évolution terrestre…Tout cela pour non seulement  consommer à outrance, mais aussi provoquer des pollutions et des nuisances qui menacent les populations. Nulle civilisation de par le passé, n’a porté de telles atteintes  à la nature, à notre environnement, à notre cadre de vie. Est-ce cela l’aboutissement d’une civilisation qui se considère comme savante et dotée d’une grande intelligence ?… Les sciences qui ont ouvert notre esprit à de nombreux aspects du monde qui nous entoure, à force de vouloir rester « objectives », ont donné une vision de l’être humain qui n’inclue que l’aspect matériel de l’individualité. Les grandes dérives de l’histoire humaine contemporaines ont causé d’innombrables catastrophes, induites par les applications d’une science au service de la seule utilité matérielle et des égoïsmes humains. qui, au lieu de servir l’humain, finissent à terme par l’asservir et finalement le détruire. Aujourd’hui, dans divers domaines, la science a été exploitée et utilisée sans conscience morale, pour servir des intérêts particuliers, financiers, politiques. On oublie que la valeur d’une civilisation se mesure à sa capacité de réflexion et d’intelligence. Or ce que l’on observe, c’est que l’intelligence est essentiellement utilisée dans notre monde actuel à des fins d’utilité matérielle immédiate, sans réflexion sur les conséquences sur notre cadre de vie, le monde où nous vivons et que nous devrons laisser à nos enfants. Nous utilisons les ressources naturelles comme si elles étaient inépuisables alors que nous savons que cela n’est nullement le cas.

        Suite aux avertissements des écologistes, notre gouvernement s’était, il n’y a pas si longtemps, engagé à tenir compte des revendications « vertes » en signant devant les caméras de télévision, un engagement d’entamer à l’avenir une politique plus responsable de l’environnement pour tenir compte des priorités d’ordre écologique. Nicolas Hulot, bien connu du grand public par ses émissions télévisées, tenait la vedette, en proclamant l’urgence d’arrêt des pratiques irresponsables qui mutilent l’environnement et appauvrissent toujours plus la terre et les ressources naturelles. Les ténors des grands partis politiques avaient participé à la grande célébration des signatures, en affichant leurs convictions écologistes. Nicolas Sarkozy s’était montré politiquement solidaire des écologistes en apposant sa signature au bas de l’engagement symbolique. Jean-Louis Borloo , Nathalie Kosciusko-Morizet participaient avec conviction à cette grande messe médiatique qui semblait annoncer de nombreuses réformes, nécessaire car elles devaient se concrétiser par des innovations écologiques qui créeraient aussi un nombre importants d’emplois nouveaux. Les industries du solaire entre d’autres, devaient générer de nombreux emplois et diminuer considérablement la facture énergétique de la France, le pétrole devenant de plus en plus cher. Le gouvernement avait promis d’encourager les Français à s’équiper en panneaux solaires, en accordant des subventions. La proposition semblait très encourageante, d’autant plus que le photovoltaïque était encouragé par EDF qui proposait l’achat de l’énergie générée, ce qui encourageait nombre d’agriculteurs de s’endetter pour installer des panneaux solaires. Depuis la crise économique s’est installée et le gouvernement a rapidement oublié ses promesses…La production de panneaux solaires en France a stagné, suite à un manque de structures efficaces, de savoir suffisant, de soutien de l’Etat. Dans l’intervalle , l’Allemagne, dans sa volonté affirmée de sortir progressivement du nucléaire, a considérablement développé ses techniques solaires et est devenue en Europe un exemple à suivre. La Chine se profile de plus en plus comme le pays qui se spécialise dans la production de panneaux solaires et cela à des prix défiant pour le moment toute concurrence.

        Alors que notre président semblait acquis à l’idée de la nécessité du développement d’énergies nouvelles, pour être moins dépendant, à terme, du nucléaire, les énergies « écologiques » sont actuellement « oubliés ». Les lobbyistes nucléaires l’emportent sur les décisions politiques du futur. Tchernobyl et Fukushima, les multiples « incidents nucléaires » sont passés à la trappe…N’est-il pas désolant que seule Eva Joly, courageusement, ose rappeler les enjeux et les menaces sur notre futur? Mais les sondages nous rappellent que la majorité des Français ont la mémoire courte et ne voient que les problèmes immédiats: le chômage et la perte du pouvoir d’achat. Paralysés par ces soucis, ils ne sont plus capables de réfléchir sereinement à l’avenir. On peut comprendre qu’une majorité de Français s’inquiètent pour le maintien de leur emploi, que d’autres encore désespèrent de ne pas trouver ou retrouver un emploi qui leur permette de vivre dignement. Pour comprendre notre situation actuelle il faut avoir la volonté de reconsidérer l’évolution du monde actuel et réinventer un futur qui soit viable. Or, pour le moment, les responsables politiques et les économistes croient qu’il suffira aux pays de se désendetter, pour que tout reprenne le cours normal. N’a-t-on toujours pas tiré la leçon des dommages causés sur l’environnement des « pays riches »  » qui ont développé de manière continue des techniques nuisibles à long terme ? Des responsables politiques, des scientifiques, des économistes qui forment l’élite d’une nation, ont tragiquement oublié les exigences morales pour préserver l’avenir des populations actuelles et celles qui suivront. Nos civilisations se sont habituées à se concentrer sur l’immédiat et sur des attitudes égoïstes, sans songer un seul instant aux conséquences de techniques mal gérées et leurs effets sur l’environnement et les populations. L’augmentation effrayante du nombre de malades, les frais gigantesques occasionnés par des nécessités médicales et thérapeutiques, mettent en danger le système de sécurité sociale qui est considéré comme un acquis social essentiel de notre pays. Ne serait-il pas nécessaire, en cette période de crise, de faire courageusement le point de notre situation actuelle?  Si nous sommes prêts à une telle analyse, nous nous rendrons compte que, si nous voulons tracer un avenir vivable et responsable pour les générations à venir, nous devrons vraiment changer notre manière de vivre et de gérer nos ressources naturelles. Les accidents, les crises devraient nous inciter à reconsidérer nos modes de vie et y apporter les corrections indispensables. La pratique nous a démontré que, trop souvent les avertissements tragique sont trop vites oubliés. Les mauvaises habitudes reprennent le dessus et les prochaines catastrophes menacent de nouveau…Voulons-nous vraiment vivre dans cette menace constante?

      Au lieu d’innover et de s’engager à fond et sérieusement dans la recherche des énergies du futur dont les possibilités du solaire, par exemple, offrent des applications considérables à développer, on s’en remet pour l’avenir de notre pays, aux lobbies nucléaires. Au lieu de mettre tous les moyens à disposition pour encourager les énergie alternatives propres, le gouvernement réduit les avantages fiscaux liés à l’écologie…Il est consternant de devoir constater que la majeure partie de nos scientifiques, nos chercheurs, restent impassibles devant cet état de faits. Au lieu d’avancer vers des techniques nouvelles propres, les véritables innovations, nos politiques se soumettent aux directives de lobbyistes qui empêchent par tous les moyens, l’émergence d’autres alternatives.

    Le temps des présidentiels, puis celui des élections parlementaires, seraient des opportunités efficaces pour réagir. Il est navrant et dramatique que les responsables politiques n’aient eu le courage de parler de ces sujets. Les « verts » pour s’assurer une place au parlement ou dans un gouvernement socialiste, se sont rangés derrière François Hollande qui ne s’est engagé à rien en ce qui concerne l’écologie. Seule, courageusement, Eva Joly ose affirmer la réalité des évènements. Elle sait qu’elle est minoritaire, mais n’abdique pas.  En fait elle est la seule à s’engager pour une révolution pacifique pour changer la politique de notre pays. Elle n’est pas une oratrice capable de soulever l’enthousiasme publique comme un Jean-Luc Mélanchon, mais elle s’affirme comme une individualité libre, dénuée d’ambitions politiques personnelles et pleinement lucide des problèmes de notre pays. Elle est la seule personnalité politique qui ose dire la vérité sur notre situation actuelle, quitte à être ridiculisée par ceux qui n’ont ni son courage ni sa dignité.

      La réflexion écologique est indispensable, si nous voulons assurer notre avenir. Elle ouvre des possibilités de découvertes, d’emplois nouveaux, de techniques nouvelles. C’est dans cet axe que s’inscrivent les innovations de demain qui assureront de vrais progrès en préservant nos ressources naturelles, en générant des emplois nouveaux et une vie plus saine.

      En tant qu’électeurs et électrices nous sommes aujourd’hui en face d’un terrible dilemme: une gauche qui n’a pas le courage d’affronter les véritables problèmes actuels, une droite qui n’en a pas la volonté car elle veut garder ses privilèges, un centre qui reste très flou et plus qu’évasif sur ses projets écologiques. Restent les extrêmes, avec leur variante d’un hypothétique « grand soir » avec des idées qui ne tiennent pas compte des véritables besoins de notre temps. Se cantonner à ces perspectives sera, en définitive, persévérer dans les mêmes illusions et finalement les mêmes échecs, car aucun des mouvements politiques n’est à la hauteur des exigences actuelles. Le monde bouge, il faut progresser, innover, changer la société, s’engager enfin dans l’avenir en faisant le nécessaire pour changer les vieilles habitudes politiques qui ne tiennent pas compte des réalités actuelles. Eva Joly, dans sa fragilité et ses faiblesses évidentes face aux joutes oratoires de candidats exercés dans l’exercice de l’illusion, en se démarquant de ses « amis verts » compromis par leur alliance intéressée avec une gauche guère motivée par l’écologie, devient l’icône d’une politique véritable axée sur l’avenir. Les intentions de vote à son égard sont fâcheusement basses : cela prouve que la majorité des Français n’a toujours compris les enjeux en question et la manière de changer la politique actuelle. Mais,si les électeurs qui ne veulent pas voter car trop déçus et agacés par les manoeuvres politiques, si les électeurs qui ont décidé de voter « blanc », donnaient une « piqûre de rappel » à nos chers politiques, en votant, au premier tour, « écologie » donc Eva Joly, cela n’enlèverait aucune voix aux candidats mais forcerait les deux finalistes du deuxième tour à prendre en considération ce suffrage écologique exprimé au premier tour. Nous avons la possibilité de « créer l’évènement en nous engageant dans notre propre révolution politique, en prouvant que nous sommes capables, par notre vote, d’influer sur le futur, en affirmant que nous ne sommes plus disposés à accepter une politique irresponsable qui ruine notre pays et qui n’est pas capable de tenir compte des exigences économiques et humaines du futur. Notre population vit dans une grande léthargie, une peur constante paralysante… Cela profite à ceux qui ont le pouvoir et qui veulent le garder. C’est par une mobilisation, une synergie des volontés, que nous pourrons, si nous le voulons, exercer notre influence politique sur notre futur. Le premier tour des élection pourrait devenir un coup de semonce pour notre monde politique qui devrait tenir compte du signal donné. Le temps des élections nous donne cette possibilité. Pourquoi ne pas en profiter pour donner du sens à notre vote? Nous avons un pouvoir politique: à nous de l’exercer avec intelligence et sagesse!                   

          

 

 

 

Publié dans : Non classé | le 6 avril, 2012 |Pas de Commentaires »

EDIFIER ENSEMBLE LE MONDE DE DEMAIN?…

        

                         

 

Le monde a beaucoup changé au cours des dernières décennies: les nations, les sociétés humaines ont connu de nombreux soubresauts, d’ordre politique, économique et culturel. Alors que par le passé, les pays occidentaux dominaient le monde, grâce à leur supériorité technologique, scientifique, militaire,  de nouvelles puissances ont émergé et pèsent à leur tour sur le cours des évènements. L’histoire nous enseigne que l’occident, sous divers régimes politiques, a exploité outrageusement les ressources des autres pays, sans tenir compte de l’intérêt et des aspirations de leurs populations. Aujourd’hui, des bouleversements politiques dans le monde, suscitent de nouvelles inquiétudes et posent de nouvelles questions…

        L’échiquier mondial a beaucoup changé et tout ce qui semblait acquis un certain temps, est remis en question. La rivalité affirmée pendant longtemps entre la Russie communiste et les U.S.A. apparaît quelque peu secondaire dans la vision actuelle des évènements politiques où émergent des géants tels la Chine et l’Inde, alors qu’en Orient la paix n’est pas encore vraiment acquise… Les conflits permanents dans les pays fournisseurs de pétrole dont l’occident ne saurait se passer, révèlent la fragilité des économies occidentales.  Nous savons tous, quelles que soient les affirmations souvent contradictoires concernant les ressources pétrolifères disponibles, qu’il est dément et irresponsable de consommer de plus en plus un produit non renouvelable et qui a, pour se constituer, nécessité un temps qui dépasse notre véritable entendement. Mais nos sociétés sont prisonnières de contingences qu’elles ont créées elles-mêmes et dont elles n’ont pas encore trouvé de solutions adéquates… Alors les égoïsmes l’emportent, l’attention se consacrant uniquement sur les avantages immédiats, sans souci de l’avenir…On entend certes, parfois des voix s’élever pour souligner que nous avons aussi la responsabilité de penser à l’avenir de nos enfants et de tous ceux qui viendront après nous. Mais l’urgence l’emporte le plus souvent sur la réflexion, à tel point que les problèmes au lieu de disparaître, grandissent encore davantage.

       Les multiples crises qui se présentent aujourd’hui, démontrent la fragilité de notre situation économique et par là aussi, celle de notre existence. Des menaces de toutes sortes nous guettent et mettent en péril notre avenir. L’histoire de l’humanité a connu de nombreux affrontements, des guerres, des dictatures, des totalitarismes et des dangers de toutes natures. Nous pouvons aujourd’hui, avec le recul, en déceler les trames et en analyser les causes. Or, en observant ce qui se passe actuellement dans le monde, on pourrait douter que l’humanité en ait tiré un  quelconque enseignement.

       La France, à juste titre,  est fière de son idéal républicain affirmé par les droits de l’homme: liberté, égalité et fraternité. Chimère ou réalité?  Nous savons tous qu’il est quelque peu déplacé de proclamer les « vertus républicaines » lors de discours patriotiques enflammés ou des articles de presse bien tournés, du moment qu’elles ne traduisent pas la réalité. Nos idéaux ne peuvent avoir un impact sur les autres nations, que s’ils sont appliqués concrètement chez nous… Pouvons-nous affirmer, en toute vérité, que cela est le cas dans notre pays?  Ne dit-on pas, à juste titre, qu’avant de vouloir faire la leçon aux autres, il faut commencer par balayer devant sa propre porte?

        Les idéaux républicains, pris à la lettre, transcendent le contenu véritable des partis politiques traditionnels, parce qu’ils reflètent une aspiration humaine qui dépasse le cadre de la citoyenneté nationale. Ces idéaux peuvent-ils aboutir sans une volonté de les transcrire, peu à peu, dans la réalité? Bonaparte avait, en son temps, suscité beaucoup d’espoir, en proclamant qu’il était un défenseur des droits de l’homme. Arrivé au pouvoir, « Napoléon » a, par la suite, trahi ces idéaux, en réintroduisant, par exemple le commerce des esclaves…Que de fois, en politique, n’a-t-on oublié les idéaux républicains, au noms d’intérêts partisans et égoïstes?

        Les notions d’humanité et d’inhumanité, celles de justice et d’injustice, sont illustrées quotidiennement dans la vie des diverses sociétés humaines dans le monde. Elles ont pris des formes nouvelles dans nos sociétés actuelles. Nous sommes tous confrontés, aujourd’hui, à des menaces sociales de diverses natures. Elles se rattachent essentiellement à deux courants: d’une part divers intégrismes religieux qui exercent une grande influence au sein de la société, d’autre part des formes d’intégrismes scientifiques qui influent également la vie sociale. Les deux courants, sous divers aspects,  s’attribuent un pouvoir énorme, au détriment de l’individualité humaine. Cette dernière n’est plus qu’une unité négligeable au regard des groupes d’intérêts. Les religions abusives imposent leurs propres règles aux individus, les scientifiques à l’esprit matérialiste considèrent la notion d’individualité comme une pure  fiction, certes rassurante pour l’individu. Dans les deux cas, l’individu n’est pas perçu sous l’angle de sa véritable personnalité, unique, spécifique.

        Nous savons tous que les sociétés humaines n’ont pas la même histoire et n’ont pas évolué au même rythme. Notre pays a son histoire semée d’épreuves, de dérives, d’injustices et parfois même d’horreurs. Cela devrait nous inciter à rester très circonspects et réservés, dans notre jugement envers l’histoire des autres pays. Mais les générations se suivent et n’ont souvent guère envie de s’attarder sur l’histoire de leur pays.  Elles se considèrent  souvent comme plus raisonnées, plus intelligentes, plus informées que celles du passé…Comment se fait-il alors que notre société se trouve dans une crise permanente et a tellement peur du lendemain? Croyons-nous vraiment que nos  » divers spécialistes et scientifiques » sauront, sans notre participation, trouver la bonne solution à nos problèmes économiques et humains? L’histoire de tous les pays est avant tout celle d’êtres humains, dans leur quotidien, leur devenir, quelles que soient leur origine nationale, leur culture. L’avenir d’un pays est bien trop précieux pour le laisser aux mains de spécialistes attitrés. Il appartient à chacun de nous et il est imprudent de le déléguer à d’autres. Le passé nous démontre qu’une société humaine trop laxiste, ouvre la voie à l’injustice et à la déshumanisation. Une minorité  s’adjuge alors le droit de tracer l’avenir d’un pays, au détriment de la liberté, de l’égalité et de la fraternité.

       En occultant les réalités du passé, leurs conséquences sociales, humanitaires, on favorise de nouvelles injustices, de nouveaux conflits. Si les progrès sociaux, depuis la deuxième guerre mondiale, avaient évolué humainement, au même rythme que les progrès scientifiques, techniques, notre société serait bien différente aujourd’hui…Nous serions parvenus à progresser véritablement dans la voie d’une humanité fraternelle et solidaire. Il est étonnant de constater que les humains arrivent à être solidaires, conscients des besoins des autres, lors de grandes catastrophes, mais deviennent vite égocentriques, indifférents dans la vie quotidienne. Or, nous savons tous que l’indifférence dans une société humaine peut engendrer très vite l’inhumanité qui aboutit alors à des affrontements, des conflits, des guerres de toute nature. Le 21ème siècle a commencé et les sociétés ont subi des changements profonds. Chaque individu participe, à son niveau, à l’ensemble de l’humanité et est responsable de l’avenir de son pays et par extension, du monde entier. Si par égoïsme ou  peur des autres, nous croyons pouvoir nous enfermer dans une sécurité relative,  par un rejet des autres, nous provoquerons sans cesse  de nouveaux conflits.

        Les signes les plus apparents de déshumanisation deviennent concrets à travers des évènements touchant les finances publiques, les entreprises multinationales, les lobbies, les banques…Les conflits d’intérêt, malversations financières, profits exorbitants, salaires mirifiques de certains « grands dirigeants », les spéculations, l’enrichissement spectaculaire de certains traders, alors que beaucoup d’entreprises ferment, en laissant sur le carreau de plus en plus de chômeurs, sont les preuves manifestes d’une société en danger de déclin. Les paradis fiscaux pour ceux qui deviennent de plus en plus riches…et l’enfer pour les autres… Les puissances économiques ont, pour le moment, hélas, supplanté celles des états. Aujourd’hui, nous assistons quotidiennement à des mécanismes de déshumanisation où l’argent prime, où l’individu n’a de valeur que tant qu’il présente une utilité pour une politique axée sur le profit. Si nous nous efforçons de réfléchir un instant  aux résultats d’une telle politique, nous pouvons aisément comprendre qu’un humain n’aura finalement plus beaucoup de choix: soit il sera complètement asservi ou tendra à la révolte. La dernière variante mènera  alors à une guerre civile permanente sous diverses formes, dont on ne peut mesurer l’ampleur véritable.

      En réfléchissant à tout cela, chacun pourra en tirer ses propres conclusions. Nous savons que les progrès techniques ont changé  nos sociétés. Beaucoup de professions, de métiers, ont disparu, d’autres apparaissent sporadiquement, mais ne suffisent pas à combler la carence des pertes d’emplois constants. Les inégalités finissent toujours par engendrer des conflits avec leur lot de conséquences imprévisibles. Les sciences se sont sans cesse développées, suscitant objectivement des progrès. Mais tous les progrès se relativisent voire deviennent inopérants ou même destructeurs, si les besoins humains ne sont pas pris en compte. Toute carence en humanité devient finalement destructrice d’humanité. Or, l’humanité est une, malgré une apparente diversité. Elle est fragilisée, dès qu’elle est divisée, car elle génère des égoïsmes et des affrontements constants. Cela est vrai dans un pays où les diverses « classes sociales » se combattent, cela l’est encore davantage dans un cadre supranational et mondial…Il n’y aura jamais la paix dans le monde tant que les exigences humaines seront ignorées voire bafouées. Comment pourrait-on croire que nous vivrons  en paix, en oubliant les détresses du reste du monde?

        Aujourd’hui, pour faire face aux problèmes de notre temps, nous devrons changer complètement d’habitudes et de comportements. La lutte des partis, renouvelée de manière spectaculaire lors de chaque campagne électorale, est vraiment dérisoire, à l’échelle des besoins véritables de notre société.  Chaque candidat joue son rôle, à seule fin d’arriver à convaincre un maximum de votants, pour devenir  » le président »… Tous les moyens sont bons, même les jeux de rôle et les mensonges…Or, n’est-il pas curieux qu’aujourd’hui, où nous disposons de moyens d’information innombrables, nous nous laissions souvent, par paresse intellectuelle, aller à la facilité en choisissant un parti, un candidat censé régler tous nos problèmes sociaux présents et futurs? N’avons-nous pas appris, malgré les multiples échecs du passé, que nous devons dépasser  les affrontements nationaux des partis traditionnels, pour collaborer raisonnablement pour le bien de tous et fédérer les bonnes volontés pour répondre aux besoins réels de notre temps? C’est ensemble, dans une politique où la primauté sera accordée à la valeur humaine, à ses besoins véritables tant matériels que psychologiques, que notre pays pourra retrouver un souffle, un espoir, un idéal. Il faut que la politique retrouve sa véritable raison d’être, sa mission humanitaire, qui est d’associer tous les citoyens pour construire un pays qui tendra vers un futur où les idéaux républicains prendront vraiment un sens réel. Construire un pays où il fera bon vivre parce qu’il reflètera un souci véritable de justice et de partage. Seul un effort commun, pour collaborer à l’édification d’ une nation plus soucieuse de véritable humanité, nous permettra de progresser et d’empêcher une minorité d’imposer des pratiques et des règles qui asservissent et détruisent l’être humain, au lieu de le servir. Il est indispensable qu’un nombre croissant de citoyens prenne conscience des enjeux politiques, pour influencer utilement le cours des choses. Nous n’aurons d’avenir que dans la mesure où nous nous efforcerons à collaborer, chacun selon ses moyens, pour construire une politique sociale, culturelle digne des véritables exigences humaines. Pensons à ces exigences, en utilisant notre droit de vote pour influer utilement sur l’avenir de notre pays, celui de l’Europe et par extension, celui du monde…Nous n’avons qu’un monde, qu’une seule terre, qu’une seule humanité: ou bien nous arriverons à en prendre pleinement conscience, ou bien notre avenir se rétrécira de plus en plus, à la mesure de notre étroitesse d’esprit et de notre égoïsme. Mais dès lors, nous ne pourrons plus parler de fatalité ou de concours de circonstances malheureux, ce sera la conséquence de notre manque d’humanité, de notre myopie volontaire dans la perception des exigences véritables de notre temps. Nous sommes chacun, à notre niveau, responsables du monde de demain!          

Publié dans : Non classé | le 3 mars, 2012 |Pas de Commentaires »
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